

En fait, nous n’avons pas besoin de beaucoup de croissance dans la vie pour produire ce fruit, car ce n’est que la vie du troisième jour. Il nous manque seulement la conscience de ce que nous sommes déjà en réalité. Voilà pourquoi nous ne craignons pas non plus le tribunal de Christ. Mais si nous voyons que nous sommes des arbres, nous aspirerons à porter du fruit, car nous ne voulons pas qu’une cognée soit mise à notre racine. Je ne veux toutefois pas trop insister sur l’aspect négatif ; voyons plutôt l’aspect positif : nous sommes capables de porter du fruit ! Dieu n’a pas créé des arbres dépourvus de fruits, mais Genèse 1 parle d’arbres fruitiers. Ne voudrais-tu pas être un arbre qui porte du fruit ? C’est beau, n’est-ce pas, quand les sarments portent du fruit, et non seulement des grains isolés, mais des grappes entières. Et de ces grappes, on produit du vin qui amène de la joie. Sinon d’où viendraient les libations offertes à Dieu dans la maison du Seigneur ? Nous voyons chez Paul la signification de la libation : il était prêt à livrer sa vie jusqu’à la fin. Paul considère sa mort en martyr comme une libation qu’il déverse pour la satisfaction du Père. Je souhaite que nous puissions tous voir clairement combien notre Père céleste languit de récolter du fruit chez nous. Tous ces aspects décrivent la vie du troisième jour, la vie du premier degré.