

Alors que Jacob se trouvait chez Laban depuis plusieurs années, l'Eternel lui demanda de rentrer au pays. Jacob se mit en route, avec sa famille et tous ses biens. Il envoya des messagers à son frère Esaü pour trouver grâce à ses yeux. De retour auprès de lui, les messagers apprirent à Jacob qu'Esaü venait à sa rencontre avec quatre cents hommes. Jacob eut peur ! Il s'adressa à Dieu, le priant de le délivrer, lui et sa famille ; il lui rappela aussi sa promesse. Puis, il envoya des présents à son frère.
La nuit même, « Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore. Voyant qu'il ne le maîtrisait pas, cet homme le frappa à l'embouchure de la hanche » (Gen. 32 :24), et dès lors, Jacob boîta. Quand Esaü arriva vers Jacob, il ne rencontra pas quelqu'un qui lui en imposait physiquement, au contraire !
Lorsque nous demandons de l'aide au Seigneur, nous attendons-nous à ce qu'il intervienne d'une certaine façon ? S'il nous semble qu'il n'a pas répondu, n'est-ce pas le signe que nous avions des attentes par rapport à la concrétisation de son aide ? Comment réagissons-nous quand les choses ne se déroulent pas comme prévu après avoir prié ? Jacob s'était adressé à Dieu qui l'affaiblit extérieurement au lieu de le fortifier ! Mais Jacob vécut un moment avec Dieu qui le transforma intérieurement. Il ne fut plus jamais le même. N'était-ce pas là l'essentiel ? Finalement, Esaü courut à sa rencontre et l'embrassa.
Dieu n'a-t-il pas répondu à la prière de Jacob d'une manière extraordinaire, même si elle était inattendue et ne correspondait pas à l'idée de Jacob ?