

L’Epître de Jude a pour auteur l’un des quatre demi-frères de Jésus-Christ (Mat. 13 :55 ; Marc 6 :3). Il se désigne lui-même comme un frère de Jacques (Jude 1), le demi-frère du Seigneur (Gal. 1 :19). On pense que son Epître a été écrite après la deuxième Epître de Pierre, car celui-ci anticipe l’émergence des faux enseignants (2 Pie. 2 :1-2 ; 3 :3), alors que Jude évoque leur arrivée (Jude 4, 11-12, 17-18). Jude cite directement 2 Pierre 3 :3 en reconnaissant que cette citation lui vient d’un apôtre (Jude 17-18). Cette Epître a vraisemblablement été écrite à Jérusalem et était destinée à une région infestée de faux enseignants. Comme Jacques, Jude avait d’abord rejeté le fait que Jésus était le Messie (Jean 7 :1-9), mais il s’était converti suite à la résurrection du Seigneur (Actes 1 :14), devenant ainsi témoin oculaire de sa résurrection. C’est ce qui a permis à Jude de se considérer comme « serviteur de Jésus-Christ » et de parler de lui comme de « notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ. »
Jude a vécu à une époque où le christianisme subissait de graves attaques de la part de Rome pour des raisons politiques. Les plus redoutables, cependant, provenaient des apostats et des libertins de type gnostique qui ont donné naissance à de nombreuses hérésies. Alors que Jude désirait vivement écrire aux destinataires de son Epître au sujet du salut qui nous est commun, il s’est senti obligé de les « exhorter à combattre pour la foi » qui « a été transmise aux saints une fois pour toutes » afin de neutraliser l’influence des faux enseignants.