

Le Seigneur prend ensuite un troisième exemple, celui du jeûne, pour illustrer le fait que notre service doit être accompli dans le secret, non « pour montrer aux hommes » que nous jeûnons, mais à notre Père « qui voit dans le secret. »
Il ne dit pas « si tu jeûnes », mais « quand tu jeûnes. » De même, il ne dit pas « si tu fais l’aumône », mais « quand tu fais l’aumône ». Et non « si tu pries », mais « quand tu pries ». Par là, nous voyons que « faire un don », « prier » et « jeûner » ne sont pas des options. Ils font intégralement partie de notre vie et de notre service. Toutefois, il n’y a pas de règles concernant la somme que nous devons donner, le temps à passer dans la prière ou le nombre de fois où nous sommes amenés à jeûner. La dîme est une règle qui concerne l’Ancien Testament. Le principe de la nouvelle alliance, c’est que nous devons donner « volontairement » (2 Cor. 8 :3), sans s’exposer « à la détresse » (2 Cor. 8 :13). « Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Cor. 7). Il est dit « sans tristesse ni contrainte », toutefois, il est dit : « que chacun donne. » Le Seigneur nous appelle tous à donner, à prier et à jeûner – toutefois, dans le secret ! Si nous jeûnons, c’est par exemple parce que nous voulons montrer au Père qui voit dans le secret qu’une certaine situation nous préoccupe et que son intervention est pour nous plus importante qu’un repas, auquel nous renonçons pour passer du temps dans la prière. Le roi Josaphat a jeûné alors qu’il était environné d’une multitude nombreuse et qu’il ne savait que faire (2 Chron. 20 :1-15), le Seigneur a jeûné (Mat. 4 :1-4) et les apôtres ont aussi jeûné (Actes 13 :1-3). Nous sommes appelés à jeûner, toutefois le jeûne doit rester un choix volontaire lié à un besoin spécifique.
Nous prions avec la conscience qu’il est « Notre Père qui est dans les cieux », c’est-à-dire celui qui règne sur l’univers entier ! Nous prions en priorité pour que son nom soit sanctifié, que son royaume vienne et que sa volonté soit faite sur la terre ! Sa volonté à notre égard est toujours ce qu’il y a de mieux pour nous ! Nous ne nous résignons pas à faire sa volonté, mais la choisissons volontairement. Ensuite, nous prions pour notre pain quotidien, pour « aujourd’hui. » Le Seigneur ne veut pas que nous nous inquiétions du lendemain. Puis, nous lui demandons de pardonner nos offenses. Darby traduit l’expression en grec par : « remets-nous nos dettes ». Notre problème ne consiste pas forcément en du mal que nous aurions fait, mais plutôt en des dettes que nous avons face à Dieu, par rapport à ce qu’il attendait de nous ! Le croyant fidèle doit ensuite ajouter : « comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». C’est là une condition indispensable pour que le Seigneur nous pardonne nos dettes et transgressions. Sinon, « le Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. »