

Il est faux de penser que le Nouveau Testament remplace l’Ancien Testament, que celui-ci n’est plus d’actualité et qu’il n’est pas nécessaire de le lire. Le Seigneur déclare très clairement qu’il n’est pas venu pour abolir « la loi et les prophètes », mais pour accomplir la loi. Il a accompli la loi morale en la gardant parfaitement et la loi cérémonielle en étant lui-même l’incarnation de tout ce que préfiguraient les types et les symboles de la loi.
En déclarant « tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit accompli », il soulignait l’inspiration et le caractère durable de l’autorité des Ecritures dans son ensemble. Il affirmait en particulier qu’elle était infaillible et que l’Ancien Testament détenait l’autorité absolue en tant que Parole de Dieu, jusque dans le moindre trait de lettre. On peut donc conclure que le Nouveau Testament est l’accomplissement de l’Ancien Testament. Ainsi, toutes les exigences cérémonielles de la loi mosaïque ont été accomplies en Christ et ne doivent plus être observées par les chrétiens : « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ » (Col. 2 :16).
Cependant, pas un trait de lettre n’en est supprimé pour autant ; les vérités des paroles de l’Ecriture demeurent. Et les mystères auxquels elles renvoient sont maintenant révélés à la lumière de l’Evangile. Désobéir ou enseigner à désobéir à une seule partie de la Parole de Dieu a pour conséquence d’être appelé le plus petit dans le royaume des cieux. Le Seigneur met l’accent sur « enseigner » et « observer. » Les deux sont nécessaires : l’enseignement et la mise en pratique dans la vie journalière.