

Le chapitre 10 est un intervalle, une sorte de parenthèse, entre la 6e et la 7e trompette. « Un autre Ange puissant » descend du ciel, enveloppé d’une nuée. Beaucoup de commentateurs y voient le Seigneur, encore enveloppé d’une nuée, avant de prendre visiblement possession de la terre et de la mer. Il tient dans sa main un petit livre ouvert. C’est le livre qui était dans la main de celui qui était assis sur le trône. Il est petit parce qu’une grande partie de son contenu a déjà été révélée.
Quand l’Ange puissant crie d’une voix forte, les sept tonnerres font entendre leur voix, mais Jean ne doit pas écrire ce qu’il voit. Nous n’avons pas besoin de tout savoir ni de tout comprendre, mais ce que le Seigneur n’a pas scellé nous devons le garder (22 :6-10). L’Ange jura qu’il n’y aurait plus de délai, mais qu’aux jours de la 7e trompette, le mystère de Dieu s’accomplirait. Le mystère de Dieu concerne son dessein caché pendant des siècles, mais révélé par l’Evangile (Rom. 16 :25-27 ; Eph. 5 :32) et dont l’accomplissement final sera la manifestation du royaume, puis les nouveaux cieux et la nouvelle terre.
Jean doit « avaler » le petit livre avant de pouvoir prophétiser. Il sera doux comme du miel dans sa bouche (par exemple par les paroles concernant le royaume du monde qui est remis à notre Seigneur, les noces de l’Agneau, les nouveaux cieux et la nouvelle terre), mais le petit livre sera aussi amer dans ses entrailles (par exemple par les paroles concernant les 7 dernières coupes et les derniers jugements). Nous faisons une expérience semblable lorsque nous lisons l’Apocalypse. Il est pour nous doux et amer en même temps ! Mais nous devons être fidèles pour le lire, l’assimiler puis en parler à ceux qui ne connaissent pas encore son contenu !