

Le Seigneur imposa silence aux pharisiens et amena un deuxième argument en leur posant une question : « Et si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos fils, par qui les chassent-ils ? » La réponse impliquait que leur fils allaient eux-mêmes être leurs juges et déclarer que leur affirmation était insensée !
Le Seigneur chassait les démons non par la puissance du diable, mais par l’Esprit de Dieu, manifestant le royaume de Dieu ! Il n’agissait certainement pas par la puissance du diable car il l’avait vaincu lors de la tentation dans le désert. En quelque sorte, le Seigneur avait lié l’homme fort (Satan) dans le désert et il pouvait « piller ses biens » et libérer ceux que « cet homme fort » gardait captifs, comme le démoniaque aveugle et muet !
Le Seigneur a ensuite donné une parole d’avertissement : « Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. » Les pharisiens étaient inexcusables : ils avaient vu que Jésus avait délivré le démoniaque par l’Esprit de Dieu, mais déclaraient qu’il agissait par le prince des démons. Un tel péché ne pouvait plus leur être pardonné ! En revanche, Paul, qui s’était opposé à l’Evangile et qui avait blasphémé, a pu être pardonné parce qu’il avait agi par ignorance ! Il avait parlé « contre le Fils de l’homme », mais un jour l’Esprit lui a ouvert les yeux et il est devenu serviteur de Jésus-Christ. La rencontre avec Jésus-Christ ne peut laisser personne indifférent ; soit on est pour lui, soit on est contre lui et alors on disperse : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse.» Celui qui a entendu l’Evangile et le rejette porte une grande responsabilité et celui qui a attesté l’œuvre du Saint-Esprit et déclare que cette œuvre est celle du diable porte une plus grande responsabilité !