

Pour montrer que la justice des disciples doit surpasser celle des pharisiens, le Seigneur prend un deuxième exemple : le commandement d’Exode 20 :14 : « Tu ne commettras point d’adultère. » Là aussi, le Seigneur s’attaque à la racine du mal : la convoitise des yeux : « Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. » Et il indique qu’un traitement radical est nécessaire : « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. » Cela montre non pas qu’il demande une automutilation, mais que cela doit être traité radicalement et avec fermeté. Il mentionne ensuite une étape suivante : « si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi. » Si le mal n’est pas traité à la racine, il atteint « ton corps entier. » La conséquence est la géhenne, c’est-à-dire la vallée d’Hinnom, au sud-ouest de Jérusalem, un dépôt d’ordures où des feux brûlaient continuellement - un symbole de l’étang de feu ! Cela nous montre combien l’adultère est un péché grave qui n’a aucune place dans la vie d’un chrétien et qui ne peut être toléré dans l’Eglise.
En déclarant : « Il a été dit… » le Seigneur fait ensuite allusion à la liberté que certains rabbins avaient pris par rapport à l’enseignement des Ecritures. Sur la base de Deutéronome 24 :1-4, ils avaient conclu à tort, que les hommes pouvaient divorcer de leur épouse si quelque chose leur déplaisait. Le Seigneur corrige cette déformation, en déclarant : « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère ». Le remariage est donc considéré comme un adultère, sauf pour cause d’immoralité sexuelle. Dans Matthieu 19 :9, le Seigneur confirme cela.