

Après un certain temps, Jean Baptiste est mis en prison. Jésus se retire alors dans la Galilée. Puis, il quitte Nazareth et vient demeurer à Capernaüm, située près de la mer dans le territoire de Zabulon et de Nephtali. C’est alors que la prophétie annoncée dans Esaïe 8 :23 – 9 :1 s’accomplit : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière. » « La Galilée des païens » était une contrée d’Israël méprisée des habitants de Judée, en particulier des Juifs religieux. Elle avait subi en premier les conséquences de l’infidélité des dix tribus d’Israël, avant même leur captivité en Assyrie. Puis, sa population avait été mélangée à celle des païens. Cette région servait de passage aux nations commerçantes qui empruntaient « le chemin de la mer », c’est-à-dire la voie conduisant des nations orientales aux nations maritimes comme Tyr et Sidon. Cette région était à l’écart de la lumière qui avait brillé à Jérusalem. La grande lumière du salut apparut alors à ceux qui étaient sans espérance.
Comme le Seigneur marchait le long de la mer de Galilée, il appela des hommes galiléens (Actes 1 :11) : Pierre et André ainsi que Jacques et Jean. André et Jean étaient des disciples de Jean-Baptiste (Jean 1 :35, 40-42) et ils avaient déjà rencontré le Seigneur en Judée. Lorsqu’il les appela le long de la mer de Galilée, il s’agissait donc d’une nouvelle rencontre. Dans beaucoup de cas, le Seigneur doit se révéler plusieurs fois à nous pour que nous le suivions et que nous annoncions l’Evangile du royaume. Le Seigneur ne nous appelle pas à cause de ce que nous sommes, mais plutôt à cause de ce que nous ne sommes pas. C’est lui qui fait de nous des pécheurs d’hommes et des réparateurs de filets.