

Sur l’acropole de la ville de Pergame un énorme autel en forme de trône avait été érigé en l’honneur de Zeus. Un temple était aussi dédié à Esculape, le dieu de la médecine, dont l’attribut était le serpent au pouvoir guérisseur. Malgré le fait que « le trône de Satan » était dans la ville, l’Eglise retenait le nom du Seigneur, et n’avait pas renié la foi, même aux jours où Antipas mourut en martyr. Un frère fidèle comme Antipas représentait une menace pour Satan. Dans chaque Eglise, les témoins fidèles seront toujours la cible des attaques répétées du diable.
L’Eglise à Pergame tenait ferme face aux tribulations causées par l’ennemi. Toutefois, le Seigneur lui reprochait d’avoir des gens attachés à « la doctrine de Balaam. » Elle tolérait des enseignants qui pervertissaient le vrai sens de la grâce et qui, au nom de l’amour, couvraient le péché et même l’immoralité.
L’Eglise tolérait aussi des gens attachés à « la doctrine des Nicolaïtes. » Le mot « Nicolaïtes » signifie « conquérir les gens communs. » Cette doctrine pourrait préfigurer le système clergé-laïc. Le Seigneur se présente comme celui qui a l’épée aiguë, à deux tranchants, pour retrancher tout ce qui n’est pas en accord avec sa Parole. Il exhorte l’Eglise à se repentir : « Repens-toi donc ; sinon je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche. » C’est chacun qui doit répondre à son appel : « A celui qui vaincra… » Le Seigneur promet alors une magnifique récompense : « de la manne cachée et un caillou blanc sur lequel est écrit un nom nouveau. » Lorsqu’un athlète terminait une course victorieusement, il recevait un caillou blanc qui lui permettait de participer à une fête organisée pour les gagnants.