

Le jugement de Babylone interviendra très rapidement : « en un même jour » (v. 8), « en une seule heure » (v. 10). Les marchands de la terre pleureront et seront dans le deuil parce que plus personne n’achètera leur cargaison (v. 11). La liste de leurs produits commence par l’or et se termine par les corps et âmes des hommes. Pour de l’argent, les gens sont prêts à se donner corps et âme à leur travail ! Les marchands qui se sont enrichis se tiendront éloignés, rongés par les tourments ! Et les capitaines des navires pleureront la perte de Babylone et de l’industrie de transport lucrative qui l’accompagnait. En voyant la fumée de son embrasement, ils déclareront : « Quelle ville était semblable à la grande ville ? » Ils seront dans le deuil et crieront : « Malheur ! malheur ! »
Mais au ciel, les croyants vainqueurs se réjouiront ! « Et vous les saints, les apôtres, et les prophètes, réjouissez-vous aussi ! Car Dieu vous a fait justice en la jugeant » Quel contraste ! Les marchands se lamenteront, mais les croyants se réjouiront ! Cette perspective a été un réel sujet d’encouragement pour les croyants persécutés au temps de l’apôtre Jean et tout au long des siècles.
Un ange prend ensuite une pierre semblable à une grande meule et la jette dans la mer, en disant : « Ainsi sera précipitée avec violence Babylone, la grande ville, et on ne la retrouvera plus. Et l’on n’entendra plus… les sons… des musiciens. » La musique et toutes les formes d’enchantements utilisées pour séduire les nations disparaîtront. On trouvera dans cette grande ville le sang des prophètes, des saints, et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre ; mais au chapitre 19, la foule nombreuse des martyrs victorieux déclarera d’une voix forte : « Alléluia », en voyant la fumée de Babylone monter aux siècles des siècles !