

Le Seigneur se présente comme le Fils de Dieu « qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain ardent ». Il reconnaît les œuvres, l’amour, la foi et le fidèle service de l’Eglise. Il apprécie sa constance et ses dernières œuvres plus nombreuses que les premières, mais il lui reproche de laisser « la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire » ses serviteurs. Ses yeux de feu ont discerné cette abomination et ses pieds d’airain ardent sont prêts à juger cette prophétesse ainsi que ceux qui se laissent souiller par elle.
La ville de Thyatire se trouvait sur une voie de communication importante qui en faisait un centre prospère où les corporations d’artisans, notamment celles des teinturiers de pourpre et des potiers, faisaient la renommée de la ville. Pour exercer un métier, il était quasiment obligatoire d’adhérer aux corporations et de participer aux banquets qui déviaient souvent vers l’idolâtrie et l’immoralité. La femme Jézabel, peut-être même la femme d’un des anciens, n’aurait pas dû enseigner (1 Tim. 2 :12). En plus, elle séduisait plusieurs croyants par des enseignements apparemment profonds qui étaient en réalité « les profondeurs de Satan » et qui justifiaient des pratiques immorales au nom d’une forme de spiritualité. Le Seigneur reproche à l’Eglise de tolérer une telle dérive et déclare qu’il va juger « chacun selon ses œuvres », y compris « ses enfants », c’est-à-dire la deuxième génération de croyants. Pour ceux qui ne se compromettent pas par des compromis, il ne met pas d’autre fardeau sur eux, mais les exhorte à rester fidèles jusqu’à ce qu’il vienne. Il leur donnera alors « autorité sur les nations », pendant le millénium, ainsi que « l’étoile du matin » pour ceux qui attendent sa venue.