

Ce verset décrit la relation entre Dieu et Moïse. Dans l’Ancien Testament, seul un petit nombre de personnes, « les témoins de la foi », ont goûté à ce privilège de pouvoir s’approcher de Dieu lui-même sans aucun intermédiaire. Jésus-Christ n’était pas encore venu pour ôter le mur de séparation causé par la rébellion de l’homme, le péché, dans le jardin d’Eden. Mais dans le Nouveau Testament, l’appel est pour tous : « venez à moi, vous tous … » (Mat. 11:29), « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi … » (Jean 7:37), « Approchons-nous donc … » (Héb. 4:16), et encore un tout dernier appel à la fin de la Bible : « et que celui qui a soif, vienne… » (Apoc. 22:17). Dieu désire tant que l’homme s’approche de lui ! Pour cela il a fait le premier pas en venant à l’homme par Jésus-Christ ; il a ouvert le chemin à la croix et nous appelle aujourd’hui par le Saint-Esprit. « Aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3:7).
Moïse ne voyait pas l’Eternel car Dieu ne peut être vu (Ex. 33:20). Pourtant l’Eternel était très proche de lui, comme un homme l’est de son ami : Dieu parlait « face à face » avec Moïse. De même aujourd’hui avec notre Seigneur, il n’y a pas entre nous et lui de barrières de sécurité ou d’estrade comme pour les grands de ce monde, bien qu’il ait le « nom au-dessus de tout nom » (Phil. 2:9b). Il s’est rendu si proche de nous par le Saint-Esprit : « Or le Seigneur, c’est l’Esprit et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Cor. 3:17). Entrons de plus en plus dans cette liberté, la liberté de s’approcher de Dieu. Plusieurs d’entre nous peuvent témoigner qu’il est vraiment accessible !