

Dans Marc 4, Jésus parle de la manière dont nous recevons sa Parole. Quel fait extraordinaire que le Dieu infiniment grand parle à ses créatures si limitées et déchues, au cœur si prompt à s’éloigner de lui ! Bien plus, ce qu’il a à nous dire est si précieux, et ne consiste pas en des ordres sévères ou en de constantes réprimandes ; non, sa parole est au contraire comme une semence qui veut germer et grandir en nous pour que nous ayons la vie divine (v. 29). Ses paroles sont « esprit et vie » (Jean 6:63). Elles peuvent produire les vertus divines en nous par cette puissance de vie qu’elles transmettent. Dieu, en nous parlant, veut aussi nous éclairer par la lumière. Quand nous l’écoutons sincèrement et qu’il nous éclaire, nous n’avons plus envie de contester ; toutes choses deviennent claires.
Mais quelle est notre attitude face à ce Dieu qui nous parle ? Peut-être avons-nous un cœur comme de la « bonne terre ». Pourtant un danger nous guette : placer cette parole « sous le boisseau ». Cet objet de mesure pour le blé, représente en fait toutes les choses normales et légitimes du quotidien. Par exemple, le matin avant une journée bien remplie, il est tentant de se mettre tout de suite à la tâche avant de prendre du temps avec le Seigneur. Ceci peut aussi se produire à d’autres moments quand l’Esprit nous y presse et que nous répondons : « Je n’ai pas le temps ». Déjà le boisseau vient étouffer la lumière que nous avons peut-être reçue le jour précédent, à une réunion. Quel dommage ! Le Seigneur nous montre combien cette attitude est insensée. Ecoutons-le et soyons des vierges sages !