

Es. 50 : 4 ; Jean 8 : 7
Le verset cité en-dessus décrit l'attitude du Seigneur Jésus, le vrai Serviteur de Dieu. Lorsque nous vivons par le Seigneur, sa vie œuvre alors en nous les mêmes réactions que les siennes. Lorsque Jésus vivait sur la terre comme un homme, il a certainement prié le Père de lui donner une langue exercée pour parler de la bonne chose au bon moment. Apprenons de notre Seigneur ; qu'il nous donne une telle langue, la langue d'un disciple ! Comme disciples du Seigneur, nous avons besoin d'une langue qui parle de la bonne chose, de la bonne manière et au moment approprié. « Afin que je sache soutenir par la parole (ou : par une parole) celui qui est abattu ». Une parole du Seigneur suffit ! Sa Parole est agissante et efficace. Nous avons besoin d'être entraînés et exercés par le Seigneur. Les Evangiles nous présentent beaucoup de circonstances où le Seigneur a parlé à des personnes qui avaient toutes des situations et des personnalités particulières ; chaque fois, sa parole a eu le bon effet, elle a agi dans le cœur ou dans la conscience de la personne concernée. Quelle sagesse et quelle gloire dans ses paroles ! Il avait vraiment une langue exercée.
Jean 8 relate le récit de gens qui ont amené à Jésus une femme adultère, surprise en flagrant délit, et ils lui ont demandé ce qu'il voulait qu'on en fasse, sachant que la loi de Moïse exigeait de la lapider. Mais comme le Seigneur est venu sur la terre pour accomplir le salut de l’homme à cause de la miséricorde de Dieu, il ne voulait pas la condamner ; il ne pouvait pas non plus passer l’éponge et ne pas appliquer la sanction exigée par la loi ; la justice devait être accomplie, mais aussi le pardon. Alors il s'est penché et il a écrit par terre ; on ne sait pas ce qu’il a écrit, mais il était sans doute en train de soumettre cette situation au Père. Finalement, quand il a relevé la tête, il a répondu : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle » (Jean 8 : 7). Cette parole si parfaite a obligé tous ces gens à se retirer. Ils avaient compris qu'ils méritaient autant la condamnation que cette femme. Et cela montrait aussi que le Seigneur était, lui, sans péché, puisqu’il pouvait ne pas condamner cette femme. Une seule parole, et toute la situation a été réglée ! Une seule phrase a suffi. Le Seigneur avait une langue exercée !