

Obéissons à la Parole du Seigneur plutôt qu'aux traditions des hommes. Par obéissance au Seigneur, nous nous réunissons selon la façon que le Seigneur a énoncée dans sa Parole. Ce que Dieu veut, c'est Jérusalem, la ville sainte, et non Babylone la grande. Si le Seigneur nous a ouvert les yeux à ce sujet, nous devons lui obéir et tenir ferme sur ce terrain. Quand Luther a vu la justification par la foi dans la Parole, il ne s'est pas laissé décourager parce que la grande majorité n'avait pas vu cela ou parce qu'il voyait la force du système religieux qui régnait autour de lui. Peu importe combien nous sommes, nous devons obéir à ce que le Seigneur nous a montré. Cela ne signifie en aucun cas que personne d'autre ne sera vainqueur ; le Seigneur connaît le cœur de ceux qui se consacrent à lui. Il nous demande d'être obéissants à ce qu'il nous révèle de sa volonté.
Le Tabernacle dans l'Ancien Testament est une magnifique image de la façon dont le Seigneur veut bâtir l'Eglise aujourd'hui : le peuple dans son entier était appelé à collaborer. Les offrandes ont été si nombreuses qu'elles ont largement dépassé ce qui était nécessaire (Exode 36) ! Toutes les expériences de notre vie journalière où nous gagnons de l'or, vont être utiles pour l'édification de l'Eglise. Ne retenons pas les richesses dont le Seigneur nous équipe, mais déversons-les dans les réunions.
Après le Tabernacle, Dieu a continué à révéler sa volonté à son peuple. Dans Deutéronome 12, il parle clairement de l'obéissance à sa révélation : « Vous n'agirez donc pas comme nous le faisons maintenant ici, où chacun fait ce qui lui semble bon » (v. 8). En ce temps-là comme aujourd'hui, le Seigneur nous montre clairement par de telles paroles qu'il n'est pas question de ce que nous préférons, mais de l'endroit que Dieu a choisi : « Alors il y aura un lieu que l'Eternel, votre Dieu, choisira pour y faire résider son nom. C'est là que vous présenterez tout ce que je vous ordonne, vos holocaustes, vos sacrifices, vos dîmes, vos prémices, et les offrandes choisies que vous ferez à l'Eternel pour accomplir vos vœux » (v. 11).
David avait vu cela et il en témoigne dans le Psaume 132 : « Il jura à l'Eternel, il fit ce vœu au puissant de Jacob : Je n'entrerai pas dans la tente où j'habite, je ne monterai pas sur le lit où je repose, je ne donnerai ni sommeil à mes yeux, ni assoupissement à mes paupières, jusqu'à ce que j'aie trouvé un lieu pour l'Eternel, une demeure pour le puissant de Jacob » (v. 2-5). Ce n'est pas un devoir ou une loi, mais si le Seigneur vous ouvre les yeux, vous allez aussi faire un tel vœu. Tout le reste n'est rien ; mais combien il vaut la peine de se donner pour le dessein de Dieu, de donner notre vie pour le dessein de Dieu !
« Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite m'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie ! » (Ps. 137 : 5-6). Si vous oubliez sa maison, si vous oubliez la Jérusalem que le Seigneur veut bâtir aujourd'hui, spirituellement et dans la pratique de la vie de l'Eglise, il est sûr que votre droite va vous oublier et que votre langue sera attachée à votre palais. Tout ce que vous ferez sera en vain, parce que ce ne sera pas la volonté éternelle de Dieu. Mais si votre cœur brûle pour le Seigneur, vous tiendrez ferme jusqu'à la fin ! Dieu n'est jamais vaincu ! Même après 70 ans de captivité à Babylone, il a de nouveau réveillé l'esprit du peuple, qui est remonté à Jérusalem pour rebâtir l'autel et offrir au Seigneur ses holocaustes, la vraie consécration à sa volonté.