

Les disciples du Seigneur ont défailli à la fin. Au moment où le Seigneur aurait eu le plus besoin d'eux, ils se sont enfuis, ils l'ont abandonné. Tous ceux qu'il avait nourris, aidés, enseignés l'ont laissé tomber à l'heure du besoin. Mais une fois ressuscité, il est allé rechercher chacun d'entre eux personnellement. Jésus n'avait pas avalé l'appât de l'offense ! Quelle aurait été votre réaction à sa place ?
« Ce n'est pas un ennemi qui m'outrage, je le supporterais ; ce n'est pas mon adversaire qui s'élève contre moi, je me cacherais devant lui. C'est toi, que j'estimais mon égal, toi, mon confident et mon ami ! Ensemble nous vivions dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu » (Ps. 55 : 13-15). Lorsque nous sommes offensés, nous limitons toutes choses à nous-mêmes. Si nous avions moins d'attentes des autres, par rapport à ce que nous voudrions qu'ils fassent pour nous ou nous disent, nous serions aussi moins vite offensés. Si nous n’attendons rien, nous ne serons pas déçus ! La déception est proportionnelle à l'attente.
« Un frère offensé est plus difficile à gagner qu’une ville forte, et les querelles sont comme les verrous d’un palais » (Prov. 18 : 19, Darby).
Un frère offensé est plus difficile à regagner qu'une ville fortifiée ! Lorsque nous sommes offensés, nous bâtissons comme un mur autour de nous. Nous devenons très sélectifs parce que nous craignons de souffrir à nouveau; nous filtrons les partages et tout ce qui nous est dit en fonction de notre douleur. Nous ne nous ouvrons qu'à ceux dont nous pensons qu'ils sont de notre côté - souvent des frères ou des sœurs qui ont eux-mêmes été offensés : nous fortifions ainsi mutuellement nos murs, notre muraille, et c'est alors que le diable gagne du terrain parmi nous ! Par conséquent, soyons attentifs à notre manière de traiter les offenses.
Quand nous sommes offensés, nous considérons tout le monde comme des loups déguisés en agneaux... Les paroles prononcées par les autres et leurs attitudes sont inspectées selon le « dictionnaire de l'offensé ». « N'y avait-il pas une intention cachée derrière ce qu’il m’a dit ? Laquelle était-ce ? » « Pourquoi ne me téléphone-t-on pas ? » ou « Pourquoi me téléphone-t-on ? ».
Nous ne pouvons pas nous permettre d'endommager le témoignage de l'Eglise par des offenses !