

Nous avons pu entendre qu’un chrétien doit être un canal pour l’eau vive. Il est vrai que nous devons être reliés au Saint-Esprit pour que l'eau de vie jaillisse de nous. Mais laissez-moi aussi dire que le canal de la vie a deux extrémités: l'une qui est reliée au Saint-Esprit, au Seigneur, à la vie; l'autre qui débouche sur les hommes. Si l'ouverture dirigée vers les hommes est fermée, l'eau vive ne pourra jamais couler.
Comment pourrait-on être à ce point dans l’erreur pour penser qu'il suffit d'avoir une seule extrémité reliée au Seigneur? Non, l'eau de la vie ne coulera pas si seule la partie reliée au Seigneur est ouverte. L'autre extrémité, celle qui est dirigée vers les hommes, vers le monde, vers les pécheurs, doit elle aussi être ouverte pour permettre à l'eau de jaillir. La raison pour laquelle tant de croyants sont dépourvus de puissance devant Dieu, c'est qu'ils sont fermés à l'une ou à l'autre extrémité, soit par rapport au Seigneur soit par rapport aux pécheurs.
Admettons qu'il y ait dix mille croyants qui témoignent désormais fidèlement, partout et d'un commun accord; ceux-ci pourraient sauver le monde entier en l'espace de dix ans, si chacun amenait trois personnes au Seigneur par an. Cela ne serait pas accompli par la prédication, mais par le témoignage rendu personnellement d’homme à homme. Ce calcul nous montre combien nous sommes paresseux quand il s'agit de sauver des âmes. Combien grande est la perte!