Éditions «Le Fleuve de vie»
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Jeudi

Lecture : Luc 22

« Il te dira lui-même ce que tu as à faire »
(Ruth 3 :4)

Depuis l’époque de Josué et jusqu’à la venue de Christ, Israël devait conserver son héritage familial ; c’est la raison pour laquelle, durant l’année du jubilé, chacun recouvrait la propriété cédée précédemment. En outre, pour pouvoir continuer d’être propriétaire, il fallait que le propriétaire initial ait des héritiers ; une loi stipulait donc que pour perpétuer la lignée, un parent proche devait épouser la femme d’un frère décédé si celui-ci était mort en laissant sa veuve sans fils.

Au vu de ce qui précède, la situation de Naomi était dramatique : étant veuve et trop âgée pour porter des enfants, elle n’était pas en mesure de restaurer l’héritage de son défunt mari. Sa belle-fille Ruth le voulait bien, mais elle était étrangère. Seul Boaz, homme avancé en âge, était un assez proche parent susceptible de faire quelque chose pour elle. Allait-il racheter une étrangère ? Car il ne s’agissait pas d’en rester au rachat des terres, mais de subvenir aux besoins de Ruth en l’épousant. Ruth devait s’offrir à Boaz.

Si nous ne nous offrons pas nous-mêmes à Dieu, la rédemption reste quelque chose de stérile, quelque chose de vide. Boaz a bien fait de s’assurer les services de Ruth, elle qui n’a pas tenu compte de l’attrait que pouvait exercer sur elle de jeunes hommes, afin d’accomplir la loi de Dieu. D’ailleurs, quand on prend en compte sa postérité, nous comprenons qu’elle en a été largement récompensée dans les faits. La consécration à Dieu produit de riches bénédictions.

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