

Il arrive fréquemment que nous obtenions de l’aide de personnes que nous serions naturellement portés à mépriser ! Quand, aveugle, Saul a atteint Damas, il n’avait qu’une seule information : un messager envoyé par Dieu lui dirait ce qu’il devait faire. Dans un premier temps, personne n’est venu. Ce ne fut qu’au bout de trois jours de ténèbres que quelqu’un a fini par se présenter à lui, et pour comble, il ne s’est agi que d’un simple « disciple ». Le modeste mot que Luc utilise pour dénommer ce croyant nous amène à conclure que quoique très pieux et honorable, Ananias ne représentait qu’un frère bien ordinaire, qui n’avait rien de spécial qui le qualifie pour devenir l’aide d’un futur grand apôtre de l’Eglise.
De son côté Ananias, qui connaissait Saul de Tarse de réputation et qui avait toutes les raisons de le craindre, a dû permettre à la grâce divine d’agir dans son propre cœur ; un vrai miracle ! A travers les simples mots qu’il a utilisés quand il l’a salué, Ananias a montré qu’il reconnaissait Saul comme un membre de Christ. Ainsi donc, dans un seul Esprit et guidés par Dieu qui prévoyait des répercussions de cet événement sur toute la face du monde, les deux hommes devenus frères se sont mutuellement entraidés : chacun a reçu des conseils de l’autre et lui en a donné.