

Nous languissons de voir des hommes sauvés de la perdition et gagnés pour la gloire de Dieu. Mais nous satisfaisons-nous de leur salut ? Quand nous voyons trois ou quatre mille convertis – ou même trois ou quatre – qui sont sauvés et qui vont suivre le Seigneur, avons-nous le sentiment du devoir accompli ? N’avons-nous pas plutôt à considérer cet événement comme un devoir qui commence ? Ne faut-il pas nous demander combien d’entre eux ont eu une révélation de l’Homme céleste dans lequel Dieu les a placés ? Ne sont-ils que de simples individus, semblables à des poissons dans un filet ou à des noms sur une liste de convertis ? Ou bien cette vision suprême les a-t-elle conquis ? Si nous-mêmes ne sommes pas d’abord gouvernés par cette vision, eux ne le seront pas non plus. Ainsi, je vous pose à nouveau la question : sommes-nous, comme les apôtres, chargés du fardeau de voir nos frères grandir en toutes choses en Celui qui est la Tête, Christ ?