

Il est significatif que Paul ne dise pas grand-chose quant à la nature des « visions et des révélations du Seigneur » auxquelles il fait allusion dans ce chapitre. Paul dit qu’il ne lui sert à rien de s’en vanter et que c’est malgré lui et par contrainte qu’il évoque les expériences d’ « il y a quatorze ans ». Imaginez : quatorze ans ! A l’opposé, beaucoup d’entre nous ameutent tout Shanghaï dès qu’ils ont reçu quelque chose de la part de Dieu ! Nous abstenir d’en parler deux ans durant tiendrait de l’exploit ! Mais même après une si longue période, Paul ne dit toujours pas ce qu’a été cette vision, si ce n’est qu’il s’agissait d’une nouvelle vision et révélation du Seigneur. En revanche, il nous parle de l’« écharde dans la chair » qui s’en est suivi et de la réponse pleine de miséricorde que Dieu a apportée à sa prière. C’est cette réponse qui a fortifié une multitude de croyants, et non pas les visions.