

L’arche du témoignage n’avait pas de plancher. La description du tabernacle n’évoque aucunement le sol sur lequel on le posait puisqu’il s’agissait bien évidemment du même sol désertique que celui que foulaient les pieds de chaque Israélite. Et notre témoignage en tant que chrétiens est une démonstration de Christ dans notre marche quotidienne. Par ailleurs, de même que l’arche était toujours en mesure d’être transportée grâce à ses barres, de même notre témoignage n’a rien de statique ; il est au contraire mobile, frais et vivant.
Voici ce que je veux dire : on n’improvise pas une solution au moment où un manque se fait sentir ; il s’agit plutôt de laisser Dieu démontrer ce dont il est capable et intervenir avec la fraîcheur et la nouveauté qui le caractérisent. Ce n’est pas ce que nous disons à propos de Christ qui sert de témoignage, mais la manifestation de sa Personne pendant notre pèlerinage, dont chaque pas nous permet d’ailleurs de le découvrir sous un jour nouveau.