

Si je ne m’abuse, c’est le seul passage du Nouveau Testament qui nous parle de notre réaction à l’appel du Seigneur lors de l’enlèvement. Au moment où cet événement surviendra, nous découvrirons quel est le réel trésor de notre cœur. Si ce trésor est le Seigneur lui-même, nous ne jetterons pas de coup d’œil en arrière. Il est si facile de nous attacher davantage aux dons de Dieu qu’au donateur – et j’oserais même dire, à l’œuvre de Dieu plutôt qu’à Dieu lui-même. Mais celui qui est sur le toit ne doit pas descendre pour récupérer les affaires qu’il aura laissées en bas. Permettez-moi d’illustrer mon propos. Je suis en train d’écrire un livre. J’ai déjà rédigé huit chapitres, et il m’en reste neuf ; je passe beaucoup de temps avec le Seigneur et m’en remets à lui à leur sujet. Supposons maintenant que l’appel à « monter ici » me soit adressé et que je réagisse en me demandant ce qu’il adviendra de mon livre. N’est-il pas envisageable que l’œuvre que je réalise chez moi avec tant de coeur constitue une attache telle qu’elle me retienne ici-bas ? N’est-il pas possible que je reste cloué sur la terre à cause de mon oeuvre ? La question fondamentale est toujours la même : où est mon cœur ?