

Plus nous passons au travers de souffrances, plus l’homme naturel déchu en nous est exposé. Nous voyons au travers de ces Psaumes que cette nature humaine déchue est amenée à la lumière. Nous avons peut-être cru, au début de notre vie chrétienne, qu’en grandissant dans le Seigneur nous deviendrions meilleurs. Mais plusieurs ont déjà témoigné que plus nous grandissons dans le Seigneur, plus nous constatons, avec étonnement parfois, combien le vieil homme est incapable de plaire à Dieu et qu’il n’y a aucun espoir d’amélioration pour lui.
Le Psaume 58 nous en donne une description supplémentaire. Au verset 2, il est parlé de ceux qui se taisent au lieu de rendre justice et au verset 4 il est dit qu’ils profèrent des mensonges. Ne sommes-nous pas ainsi : parfois nous devrions parler et nous nous taisons, dans une réunion, face à un incroyant ou quand nous devrions encourager un frère ? D’autres fois, nous parlons au lieu de nous taire et nous envoyons du « venin » par nos paroles. Le méchant ne se réfère pas avant tout aux autres mais à notre moi corrompu. Il n’est bon qu’à être jugé (v. 7-12). Peut-être que plusieurs d’entre nous avons encore un certain espoir au sujet de notre nature. Mais les symptômes de cette maladie finiront par apparaître en plein jour. Qu’il est bon d’en avoir le diagnostic à temps ! Cela nous amène au vrai médecin pour être guéris, et les souffrances sont là pour nous y aider. Mais, nous n’avons pas à traverser ces épreuves tout seuls. Le Seigneur est avec nous par son Esprit, comme une colombe (Ps. 55:7). Il nous accompagne tout au long du chemin. C’est si précieux !