

« Mais il s'est dépouillé lui-même, prenant la forme d'esclave » (Phil. 2:7). Qu'est-ce qu'être un esclave? Est-ce quelqu'un qui jouit d'une haute position et d'une grande reconnaissance? Un esclave est-il particulièrement respecté et apprécié de tous? Beaucoup de chrétiens attendent cela, mais dans l'Eglise nous sommes tous les esclaves de Dieu; il n'y a là ni grands ni petits esclaves, seulement des esclaves qui ont la pensée de Christ: « et il a paru comme un vrai homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix » (v. 7b-8). Nous avons besoin d'avoir la pensée de Christ comme notre propre pensée. Ce que Dieu a fait – devenir non seulement un homme, mais un esclave – est un véritable dépouillement. Sommes-nous prêts à recevoir cette pensée? C'est notre protection contre le danger de devenir un jour orgueilleux. « Que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes » (v. 3). Cela, nous ne pouvons pas le faire comme venant de nous-mêmes, nous devons vivre Christ. « Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres » (v. 4). Considérer les intérêts des autres signifie nous occuper d’eux au lieu de n'être occupés que par nous-mêmes. Le Seigneur s'est humilié afin de pouvoir servir les autres. Il a pris soin de tellement de personnes, il a guéri tellement de malades, il a enseigné tellement de gens: ce sont les sentiments dont nous avons besoin.
« Il a paru comme un vrai homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix » (v. 7b-8). Connaissons-nous une telle obéissance? Quand nous obéissons, ce n'est souvent qu'à contre-cœur et parce que nous sommes obligés de respecter un supérieur. C'est notre compréhension de l'obéissance. Mais le Seigneur Jésus obéissait de tout son cœur; en toute occasion, il était prêt à apprendre l'obéissance, jusqu'à la mort de la croix. Si nous voulons bâtir l'Eglise, nous devons orienter notre entendement vers ces sentiments. Il n'y a pas d'autre chemin qui permette de bâtir l'Eglise. C'est pourquoi Paul dit: « Pour moi, vivre, c'est Christ. » Ce n'est vraiment pas facile, nous avons besoin de la pensée de Christ, sinon, c'est impossible. Réfléchissez à cela et parlez avec le Seigneur à ce sujet. Dites-lui: « Je suis prêt, comme Paul, à réorienter mes sentiments pour recevoir les tiens. » Alors nous pouvons bâtir l'Eglise, parce que nous sommes d’une seule âme et d’une seule pensée. Si au contraire chacun extériorise ses propres pensées, tient fermement à sa propre opinion et veut s'imposer, si chacun s'accroche à sa position et cherche à être reconnu, si chacun tient à être important, se considère comme meilleur et n’est pas prêt à se soumettre et à prendre le chemin de la croix, comment l'Eglise pourra-t-elle être bâtie? Il n'y a qu'un seul chemin: pour moi, vivre c'est Christ! Et pour vivre Christ, il nous faut avoir la pensée de Christ. Que le Seigneur nous soit miséricordieux à tous.