

« Reprenez les uns, ceux qui contestent ; sauvez-en d’autres en les arrachant du feu ; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair ” (v. 22-23). Remarquez la différence que fait Jude dans ce passage : ceux qui doivent être arrachés du feu et ceux pour qui nous devons avoir une pitié mêlée de crainte, en haïssant la tunique souillée. Nous avons de la pitié pour la personne humaine, mais nous devons haïr la tunique souillée par la chair et veiller avec crainte à ne pas être souillés nous aussi. Peu de croyants malheureusement reconnaissent le danger de la souillure ou bien ils se voilent les yeux. Mais dans la vie de l’Eglise, nous devons aussi prêter attention à ces aspects négatifs que Jude mentionne pour l’amour de l’édification de l’Eglise. Jude parle de la voie de Caïn, de l’égarement de Balaam, de la révolte de Koré, car toutes ces choses négatives détruisent l’édification de l’Eglise et c’est pourquoi nous devons nous en éloigner. L’amour ne signifie en aucun cas que nous recevions tout et tout le monde sans aucun discernement. Ce serait un amour naturel, psychique, qui mènerait à la destruction de l’Eglise. L’amour signifie aussi faire une claire différence entre ce qui est du Seigneur et ce qui ne vient pas du Seigneur.