

Qu’en est-il de nous dans l’Eglise ? Il suffit que nous ayons servi un tout petit peu, et que notre service ait été bon, pour que nous nous enflions comme un ballon gonflé à l’hélium, que l’on attache pour l’empêcher de monter toujours plus haut et d’éclater. L’homme déchu a cette maladie. Pour en être sauvé et pour croître dans la vie, il nous faut expérimenter la vie du sixième jour. Peut-être sommes-nous déçus du fait que le sixième jour commence par un reptile. Mais c’est là exactement ce qu’il nous faut, parce que nous sommes des êtres orgueilleux. Le nom de notre maladie est l’orgueil – une maladie terrible ! Le Seigneur doit faire son œuvre en nous et nous guérir de cette maladie. Le problème de l’aigle, c’est qu’il est trop fier. Il n’est pas bon de planer sans cesse dans les airs. Dieu s’est montré très sage en créant un reptile au sixième jour. Dans le verset 6 du Psaume 138, nous lisons : « L’Eternel est élevé ; il voit les humbles, et il reconnaît de loin les orgueilleux. » Dieu a une préférence pour les humbles. C’est exactement le contraire chez les gens du monde. Aucun de ceux qui occupent des positions élevées n’a la faculté naturelle de voir les humbles. Mais notre Dieu majestueux regarde les humbles. Si tu veux que Dieu te regarde, il te faut t’humilier. Il reconnaît déjà de loin les orgueilleux, et il prend plaisir aux humbles.
Dans le verset 7 du Psaume 22, nous lisons : « Et moi, je suis un ver et non un homme, l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple. » Ce Psaume 22 parle du Seigneur Jésus. Apprenons de lui : « Seigneur, je ne suis qu’un ver. » Nous n’aimons pas dire cela, mais cette confession fait partie de l’expérience de la vie au sixième jour. Ou bien préfères-tu te vanter d’être un ancien dans l’Eglise, un responsable du groupe de jeunes, ou un responsable des réunions d’enfants ? Ce n’est pas ainsi que se manifeste la vie du ver. Laissons la vie du Seigneur opérer en nous, jusqu’à ce que nous arrivions au sixième jour. C’est seulement quand nous serons un reptile, que nous pourrons servir les autres. La Bible nous révèle ce principe : celui qui est le plus grand parmi vous, qu’il soit le serviteur de tous. Les pensées célestes sont bien différentes de nos pensées. Que le plus grand soit un ver, c’est-à-dire moins que rien, ne correspond pas à notre concept. Il est écrit en Job 25:6 : « …Combien moins l’homme, qui n’est qu’un ver, le fils de l’homme, qui n’est qu’un vermisseau ! » Prenons à cœur Proverbes 16:5 pour ne pas nous enorgueillir : « Tout cœur hautain est en abomination à l’Eternel ; certes, il ne restera pas impuni. » Non seulement Dieu reconnaît les orgueilleux de loin, mais il les a aussi en abomination. Pierre et Jacques nous disent tous les deux que Dieu résiste aux orgueilleux, mais qu’il fait grâce aux humbles. Celui qui veut recevoir la grâce doit s’humilier devant le Seigneur – c’est une condition. J’ai vu à plusieurs reprises des gens qui ont perdu leur ministère pour le Seigneur. Ils étaient très doués et ils connaissaient les Ecritures de la première à la dernière page ; et pourtant ils sont devenus inutiles pour le Seigneur à cause de leur orgueil. Prenons à cœur cette leçon. Si nous nous consacrons au ministère du Seigneur, nous n’avons pas le droit de nous élever, même si nous avons du succès.