

Que signifie prendre sur nous le joug du Seigneur ? Cela implique une coopération avec le Seigneur empreinte de bonne volonté et de la satisfaction de travailler avec lui à son dessein divin. Bien entendu, le joug limite le bœuf : celui-ci ne peut parcourir le champ à son gré mais est tenu d’emprunter une trajectoire rectiligne. C’est ainsi que le travail se réalise envers et contre tout. A ce propos, seule compte l’humilité de cœur, un cœur qui n’ambitionne pas de choses trop élevées pour lui, mais qui désire en tout point se conformer aux ordres de Dieu, même si ceux-ci impliquent un extrême abaissement.
Ce chapitre de Matthieu fait apparaître l’apparente frustration du ministère public du Seigneur, en ce que seuls les petits enfants l’ont compris et lui ont répondu. « Quel manque d’honneur » pourrions-nous nous exclamer. Et pourtant, non ! N’a-t-il pas dit : « Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi » ? Il ne poursuit aucun but personnel. Il approuve pleinement ce que Dieu a planifié. Et la question qui s’impose ici est la suivante : nous satisfaisons-nous des limitations que Dieu nous impose et avons-nous de la joie à faire route avec lui ? Car le repos le plus profond qui soit est ce « repos pour vos âmes. »