

La sœur Kyria, qui avait probablement un cœur généreux, devait être mise en garde contre les prédicateurs séducteurs qui profitaient de son hospitalité pour contaminer l’Eglise. Un Antéchrist va apparaître et séduira le monde entier, avant le retour du Seigneur. Mais avant cette manifestation, l’esprit de l’Antéchrist opère dans chaque siècle pour séduire les croyants et les faire dévier de la vérité.
Jean met en garde les croyants qui au nom de l’amour se laissent séduire par les faux enseignants. Il leur dit : « Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. » Ils devaient exercer leur discernement pour reconnaître les prédicateurs qui ne demeuraient pas dans la doctrine de Christ.
La sœur Kyria, ses enfants et ceux qui se réunissaient dans sa maison ne devaient pas succomber au sentimentalisme, mais rester fermes pour ne pas recevoir dans leur maison les faux enseignants, et ne même pas leur dire : « Salut » afin de ne pas participer à leurs mauvaises œuvres.
Cette brève Epître permettait de laisser une trace écrite aux autres croyants et dans la souveraineté de Dieu, elle nous est parvenue et a été intégrée aux saintes Ecritures. Toutefois, elle ne pouvait pas remplacer la communion fraternelle « de vive voix », qui apporte une joie « parfaite ».
La deuxième Epître est adressée à une sœur qui doit persévérer dans l’amour, mais veiller à ne pas ouvrir sa maison à n’importe qui. La troisième Epître est adressée à un frère et il est fait allusion à une personne qui ne reçoit pas les frères qu’il devrait accueillir. Les deux extrêmes sont à éviter !