

Dans l’Ancien Testament, Dieu avait donné sa loi par l’intermédiaire de Moïse. Et personne n’a jamais été capable de l’observer. Car la loi, d’après Romains 7, a été donnée pour exposer le péché. C’est par la loi sainte, juste et spirituelle que le péché est devenu condamnable au plus haut point (v. 13). Paul décrit l’effet qu’exerce sur lui cette loi : autrefois il vivait, mais quand la loi vint, le péché reprit vie en lui. Il devint esclave du péché, misérable et désespéré.
Et dans les chapitres 5 à 7 de Matthieu, la loi que le Seigneur Jésus nous donne est encore plus élevée que celle de l’Ancien Testament. C’est pourquoi là aussi, notre nature est exposée. Seul le Seigneur est qualifié pour se conformer à cette « constitution du Royaume ». Mais cette constatation ne suffit pas. Le Seigneur nous demande réellement d’accomplir ces paroles : « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre ». Ses paroles s’adressent à nous et nous concernent personnellement.
Or, lisons attentivement les premiers versets de ce sermon sur la montagne : « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux » (5:3). Pauvre signifie que nous n’avons rien du tout. Ce n’est que lorsque nous réalisons que nous n’avons rien, que nous commençons à avoir besoin de lui et que nous sommes poussés à venir à lui pour le connaître. « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice » (5:6). Il n’est pas écrit : « Heureux ceux qui pratiquent la justice » ! Ainsi, le chemin que le Seigneur nous montre est celui d’avoir faim et soif de sa justice, d’être pauvres en esprit pour venir à lui et être transformés.