

Parmi les hommes qui reconnaissent l’existence d’un Dieu, beaucoup vivent dans la crainte vis-à-vis de Dieu. Ils le considèrent comme ce maître suprême à qui il faudra rendre tôt ou tard des comptes. Pour certains comme ce serviteur dans la parabole des talents ou des mines, il s’agit même d’un maître « dur et sévère » (Mat. 25:24 ; Luc 19:21), plein d’exigences pénibles pour ceux qui lui sont soumis. Ainsi, nous pouvons vivre « encore dans la crainte », tels des esclaves craignant leur maître, malgré le salut merveilleux que nous avons expérimenté. En nous fatiguant à suivre les commandements de Dieu de nos propres forces, nous finirons par succomber à cette crainte du châtiment qui survient lorsque nous ne sommes pas à la hauteur du standard de Dieu.
Mais le chapitre 8 de l’Epître aux Romains nous révèle une vérité merveilleuse : c’est par l’Esprit que nous pouvons accomplir les justes exigences de Dieu et cet Esprit nous l’avons déjà reçu en tant que chrétiens (v. 9). Dieu nous a tant aimés pour nous sauver de la colère en livrant son Fils bien-aimé. Comment pouvait-il nous laisser vivre dans une condition d’esclave par la suite ? Non ! Il nous a donné l’Esprit pour nous libérer et pour nous rendre capables de mener une vie digne d’un chrétien. Nous avons même le privilège d’appeler le Dieu infiniment grand : « Abba ! Père ! », c’est à dire « Cher Père », comme un enfant qui court vers son père en criant dans une pleine confiance.
Si notre vie chrétienne se déroule dans cette sphère de la crainte vis-à-vis du châtiment de Dieu, il est urgent que nous revenions à Romains 8 et au verset 15, en priant Dieu de nous éclairer.