

Dans plusieurs Epîtres, Paul a exprimé la vive affection qu’il ressentait à l’égard de ses frères et sœurs dans le Seigneur, particulièrement dans l’Epître aux Philippiens, où il mentionne « toutes mes prières pour vous » (1:4), « je vous porte dans mon cœur » (1 :7) « je vous chéris avec tendresse » (1:8), « mes bien-aimés » (2:12), « mes bien-aimés et très chers frères » (4:1). Dans d’autres passages de la même Epître, Paul se réjouit de l’amour qu’ont manifesté certains frères et soeurs : Epaphrodite « pensait à vous tous avec une vive affection » (2:26, Darby), « j’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur de ce que vous avez pu enfin renouveler l’expression de vos sentiments pour moi » (4:10)
Le Seigneur aime les siens, et il vit en nous. Il est donc normal que nous éprouvions de l’amour pour les enfants de Dieu. Si nous sommes attentifs à la vie du Seigneur, nous aurons un réel amour pour les frères et sœurs. C’est un bon baromètre pour savoir si nous sommes véritablement en communion avec Dieu. Si nous sommes indifférents aux frères et sœurs, c’est parce que notre amour pour Christ s’est refroidi. Quand nous nous attachons au Seigneur, nous sommes brûlants d’amour pour lui et notre cœur déborde aussi pour nos frères et sœurs. Nous prions les uns pour les autres, nous nous soutenons pratiquement, nous sommes heureux de nous rassembler, nous nous encourageons mutuellement à poursuivre notre course devant Dieu. Le fruit de l’Esprit est manifesté par l’amour, la paix, la patience, la bonté et la bienveillance (Gal. 5:22). C’est la vie normale de l’Eglise !