

Jésus était à Capernaüm. Le jour précédent, il avait fait beaucoup de miracles (v. 34). Les disciples et toute la foule voulaient encore profiter de sa présence, vivre une seconde journée bénie, remplie de nouvelles œuvres du maître. Mais celui-ci s’était levé très tôt, alors qu’il « faisait encore très sombre », pour se retirer dans un lieu désert et prier. Quand Simon et la foule le retrouvent enfin et lui font part de leur désir de l’avoir parmi eux, Jésus leur répond simplement et à l’opposé de toutes leurs attentes : « Allons ailleurs ».
Il ne montrait là aucune peur de décevoir les hommes, même les plus proches de ceux qui le suivaient. Ceux-ci l’avaient cherché et voulaient l’avoir avec eux, mais il n’y avait aucun calcul dans cette réponse de Jésus, aucun compromis avec les événements du présent, aucun changement de programme à cause des circonstances ; seule comptait la volonté de Dieu dont il se nourrissait (Jean 4:34).
Ne pensons pas pourtant que tout allait de soi dans la vie de Jésus : « Il a appris, bien qu’il soit Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Héb. 5:8). Ses souffrances ont commencé dès sa naissance. Elles venaient aussi de toutes les choses de la vie, qu’il a dû vivre et subir, en étant « pour un peu des temps au-dessous des anges » (Héb. 2:9), lui qui était bien au-dessus de toutes choses, acclamé des anges, sur le trône avec Dieu. Mais le temps qu’il passait avec le Père était son secret. C’est dans cette communion intime qu’il tirait toute la force pour accomplir la volonté du Père, même quand ses amis voulaient le retenir.