

La Sulamithe a reconnu qu’elle n’était qu’un narcisse de Saron, ou selon d’autres traductions, un crocus, c’est-à-dire une petite fleur, une des premières qui poussent au printemps. Nous sommes dans la main du Seigneur comme une fleur délicate, mais très précieuse pour lui et pleine de vie.
Le Seigneur Jésus prend l’exemple du lis pour montrer comment le Père prend lui-même soin de nous : « Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc point » (Mat. 6:28-31a). Avec une telle assurance, nous pouvons expérimenter réellement le repos dans le Seigneur. La Sulamithe n’est pas comparée à un lis des montagnes, mais à un lis des vallées : même dans les pires difficultés, nous sommes dans la main du Seigneur et il nous garde comme un lis précieux à ses yeux : « Comme un lis au milieu des épines, telle est mon amie parmi les jeunes filles » (2:2). Le lis au milieu des épines a beaucoup de valeur aux yeux du Seigneur ! « J’ai désiré m’asseoir à son ombre, et son fruit est doux à mon palais » (2:3b) ; comme la Sulamithe a expérimenté l’amour de son Bien-Aimé, il lui est doux maintenant de demeurer sous son abri, de reposer à son ombre ; il est son refuge (cf. Ps. 91:1-16 et Es. 30:15). Le Seigneur est pour nous aussi l’abri où nous trouvons refuge en tout temps.