Éditions «Le Fleuve de vie»
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Vous lisez la Parole de Vie du 14 Octobre 2007. Pour en lire une autre cliquez ici
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Traiter les ressentiments

Lecture : Esaïe 27

« Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa »
(Luc 15 : 20)

Comment faire face aux situations d'offenses que nous rencontrons régulièrement ? La manière dont nous réagissons est déterminante : nous laissons-nous piéger par elles ou non ? Mordons-nous ou non à l'hameçon ? Et si oui, combien de temps restons-nous accrochés ? Les Ecritures nous donnent un avertissement très sérieux : le soleil ne doit pas se coucher sur notre colère.

Soyons disposés à traiter toute offense ! Malheureusement, beaucoup de couples laissent le soleil se coucher maintes fois sur leurs offenses avant de traiter leur colère ! Il n'y a pas forcément d'éclat entre eux, mais chacun campe poliment sur ses positions ; les marques d'affection ont disparu : un mur de glace s'est construit, ou un grand fossé s'est creusé. Si les jours passent ainsi sans que le problème soit réglé, le couple aura donné accès au diable.

Conserver des offenses dans le cœur revient à faire preuve d'un manque de maturité dans sa vie chrétienne. Paul disait qu'il avait laissé tomber ce qui était de l'enfance ; et nous, restons-nous accrochés à ce qui est puéril ? Croissons donc et entraînons-nous à évacuer systématiquement les offenses ! Nous ne pouvons les éviter, mais la manière de les gérer nous appartient. Satan utilise souvent les choses de la vie courante pour nous prendre au piège.

2 Samuel 13 est plein d'enseignements pour les jeunes, sur la façon de se comporter face aux pressions des amis. Ce chapitre nous rapporte l'histoire de trois enfants de David : Amnon, Absalom et Tamar, la sœur de ce dernier. Amnon éprouvait de la convoitise pour sa demi-sœur et il en devenait malade. Il avait un ami, Jonadab, un homme très habile. Amnon et Jonadab complotèrent entre eux : le fils de David devait faire semblant d'être malade et demander que Tamar lui fasse à manger pour l'attirer chez lui. Pleine de bonnes intentions, mais naïve, Tamar alla préparer à manger à Amnon, qui la déshonora. Puis sa convoitise se transforma en dégoût pour elle (v. 14-15) et il chassa sa demi-sœur avec mépris. Tandis qu'elle se lamentait, Absalom la rencontra et lui demanda ce qui s'était passé. Alors, « Absalom, son frère, lui dit : Amnon, ton frère, a-t-il été avec toi ? Maintenant, ma sœur, tais-toi, c'est ton frère ; ne prends pas cette affaire trop à cœur. Et Tamar, désolée, demeura dans la maison d'Absalom, son frère » (2 Sam. 13 : 20). Là-dessus, Absalom n'adressa aucune parole à Amnon, mais il le prit en haine (v. 22). Absalom laissa fermenter cette offense dans son cœur, l'arrosant, la nourrissant, jusqu'à ce que son ressentiment arrive à maturité. Derrière la façade se dissimulaient l'offense, l'amertume, la colère, la haine envers Amnon, jusqu'au jour où Absalom trouva une occasion de détruire son frère. Deux ans après le scandale il organisa un complot pour tuer Amnon, et il y parvint. Une offense qui a bien mûri finit par provoquer une situation de mort.

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