

La nouvelle naissance est une découverte merveilleuse. En recevant Jésus comme Sauveur, nous nous mettons à apprécier « celui qui n’a point connu le péché » (2 Cor 5 : 21) et nous découvrons le réel sens de la vie humaine. Mais quel choc et quelle déception de réaliser que le péché habite toujours dans notre chair, même après notre nouvelle naissance.
Le paradoxe des deux natures
En reconnaissant Jésus comme Sauveur et Seigneur, nous recevons la vie de Dieu dans notre esprit et devenons véritablement enfants de Dieu : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1 : 12-13). Nous avons donc reçu une nouvelle nature qui ne pèche point : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu » (1 Jean 3 : 9).
Mais malheureusement, nous réalisons rapidement que nous pouvons encore pécher ! Certains, en découvrant en eux des pensées indignes et en se voyant capables de paroles et même d’actes ne glorifiant pas Dieu, en sont venus à douter de leur salut ou de leur réelle expérience du Seigneur. Toutefois, nous devons tous nous rendre compte que même si notre conversion est réelle et que nous avons véritablement reçu une nouvelle vie qui ne peut pécher, notre ancienne nature est toujours là et nous accompagnera jusqu’au retour du Seigneur. La vie du Seigneur est dans notre esprit alors que le péché est toujours dans notre chair.
C’est pourquoi, dans la même Epître, l’apôtre Jean déclare : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous » (1 Jean 1 : 8). Ainsi, nous avons d’une part une nouvelle nature qui ne peut pécher et qui aspire toujours à faire la volonté de Dieu et d’autre part l’ancienne nature qui se révolte continuellement contre Dieu et nous pousse à faire ce que nous haïssons.
L’apôtre Paul parle de ce conflit intérieur dont tout croyant fait l’expérience. Il déclare : « Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres » (Rom. 7 : 22-23). Il dit même : « Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais » (v. 15) et il met le doigt sur la cause du problème : « Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne. Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi » (Rom. 7 : 16-17). Le problème vient donc du péché qui habite dans notre chair et qui y restera jusqu’à la venue du Seigneur. Toutefois, Dieu a préparé pour nous un chemin de délivrance et de victoire qui peut être résumé par deux expressions : la croix et l’Esprit.