

Le salut est une question de position
« Car, comme par la désobéissance d'un seul homme (Adam) beaucoup ont été rendus pécheurs » (Rom. 5 : 19). Il n'est pas nécessaire de pécher pour être qualifié de pécheur. A cause du péché d'un seul homme, tous ont été constitués pécheurs. Aussi longtemps qu'une personne est en Adam, c'est-à-dire dans le monde, elle se tient opposée à Dieu, et elle est par conséquent un ennemi de Dieu. Elle se trouve dans une mauvaise position, car c'est une position perdue. Telle est l'histoire de celui qui n'est pas sauvé.
Frères et soeurs, soyons tout à fait au clair en ce qui concerne la réelle signification du « salut ». C'est un mot fréquemment utilisé, mais utilisé avec une telle confusion! Pour ce qui est du temps présent, la vie éternelle et le salut n'ont pas tous deux une portée aussi étendue, car avoir la vie éternelle n'est aujourd'hui qu'une question personnelle. Être sauvé, au contraire, indique à la fois que l'on est sorti d'une communauté donnée, de la société de certaines autres personnes, et que l'on a reçu la vie éternelle. En conséquence, avoir la vie éternelle est une question purement personnelle, tandis qu'être sauvé est une affaire personnelle doublée d'une affaire corporative.
Le salut exprime ce double fait de quitter une certaine communauté et d'entrer dans une autre. La vie éternelle me dit simplement ce en quoi je suis entré, mais n'indique pas d'où je suis venu. Le salut, lui, inclut la sortie aussi bien que l'entrée, alors que la vie éternelle ne s'occupe que de l'entrée. De ce fait, pendant le présent âge, le salut est plus étendu, quant à sa portée, que la vie éternelle, car il inclut la question de la délivrance du monde, le fait de sortir du monde.