

Soyons francs : travailler pour le Seigneur peut être attractif. Si des foules se rassemblent pour vous entendre prêcher par exemple, vous en serez certainement transporté de joie. Si au contraire vous êtes obligé de rester à la maison et de vaquer du matin au soir à des tâches séculières, vous songerez peut-être : « La vie n’a aucun sens ! La vie vaut la peine d’être vécue quand on sort pour servir le Seigneur ! Si seulement j’étais libre, je pourrais aller prêcher l’Evangile partout ! »
N’assimilez pas ces raisonnements ou ces pratiques à la spiritualité ; il ne s’agit peut-être que d’une inclination naturelle. Est-il possible que la plus grande partie de notre soi-disant service pour lui ne consiste qu’en la poursuite de nos penchants naturels, qu’en la concrétisation de nos propres goûts ? Nous sommes tant agités intérieurement que nous ne supportons pas l’idée de rester à la maison ; aussi courons-nous ici et là accomplir l’œuvre de Dieu pour notre propre satisfaction. Peut-être donnons-nous le meilleur de nous-mêmes pour servir nos frères et travaillons-nous d’arrache-pied pour le salut des pécheurs, mais une seule chose est nécessaire. Est-ce que nous le servons lui premièrement ?