

Ce Psaume n’est pas seulement la prière de David alors qu’il était découragé dans une situation difficile. Comme d’autres Psaumes (Ps. 22), c’est une prophétie concernant Jésus-Christ et la vie qu’il a menée sur la terre. Qui est mieux placé parmi les hommes pour prier ainsi: « fais-moi justice » ? « Et moi, quand ils étaient malades,… je priais… puis, quand je chancelle, ils se réjouissent » (v. 14-15). Les Evangiles nous révèlent à quel point le Seigneur passait du temps dans la prière et le jeûne pour le peuple d’Israël et tous ses malades ; pourtant, à la fin, tous l’ont abandonné : « Ils ouvrent contre moi leur bouche, ils disent: Ah! ah! nos yeux regardent! » (v. 21). On se souvient de toutes les critiques et de tous les pièges qu’il a subis de la part des religieux. Lui, le Fils qui vivait dans la gloire du Père, dans une sphère bénie où il n’y a « ni deuil, ni cri, ni douleur » (Apoc. 21:4), a goûté le deuil (la mort de Jean-Baptiste), les larmes, la douleur et pour finir la mort. Lui qui était loué et adoré par l’assemblée des anges, a été « abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges » (Héb. 2:9), lui qui est le Créateur de toutes choses (Col. 1:16) s’est retrouvé insulté, méprisé et bafoué par ses créatures, et même en position de faiblesse par rapport à elles : « Qui peut, comme toi, délivrer le malheureux d’un plus fort que lui ? » (v. 10). « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété » (Héb. 5:7).Que de supplications et de cris dans ce Psaume ! Oui, quel grand prix le Seigneur a payé pour notre Salut !