

Il est le premier ; il faut qu’il le soit, en toutes choses. Dans 3 Jean, il est parlé de quelqu’un qui voulait être le premier dans l’Eglise. Si quelqu’un veut être le premier, qu’il le soit ailleurs. Dans l’Eglise, la place est prise ! En fait, toutes les places appartiennent au Seigneur, de la première à la dernière. « Il est la tête du corps de l'Eglise; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier » (Col. 1:18). Il n’est pas seulement le premier, il est tout et en tous. Dans l’Eglise, il n’y a pas de place pour une position humaine. Impossible d’être ni le premier, ni le dernier, ni quoi que ce soit entre les deux. Christ est le premier, et il est le dernier. Que sommes-nous ? Rien. Pourtant, nous sommes un avec lui, et il est tout en nous. Ainsi, chacun de nous est si précieux dans l’Eglise !
Vouloir être le plus grand est une maladie que nous avons tous ; c’était la raison pour laquelle les disciples mêmes se disputaient encore peu de temps avant la crucifixion. Ils n’étaient d’ailleurs certainement pas d’accord entre eux. Qu’a fait le Seigneur ? « A ce moment, les disciples s'approchèrent de Jésus, et dirent: Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, et dit: Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux. C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspende à son cou une meule de moulin, et qu'on le jette au fond de la mer » (Mat. 18:1-6). Il n’est soudain plus question d’être le plus grand, mais d’entrer dans le royaume ! Quoique le Seigneur ait parlé ainsi au chapitre 18, on peut penser que les disciples n’ont pas vraiment entendu, puisqu’au chapitre 19, ils empêchaient les petits enfants de s’approcher de Jésus (v. 13). « Et Jésus dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent » (v. 14). Et ils n’ont toujours pas entendu ; au chapitre suivant, Jacques et Jean ont fait appel à leur mère pour demander au Seigneur qu’il leur réserve une place à sa droite et à sa gauche. Et bien sûr, les autres se sont fâchés contre eux (v. 24). Ils n’avaient toujours pas compris. Croyez-vous que nous avons compris ? Je ne le crois pas. A la fin, Jésus a dû leur dire une parole très forte : « Jésus les appela, et dit: Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup » (v. 25-28). Nous ne sommes pas dans l’Eglise pour régner ; c’est affreux, et ce n’est pas nécessaire, car le Seigneur règne déjà. Même si nous avions l’autorité, il n’est pas nécessaire d’en user. Si tu sers tous les saints avec amour, ils t’écouteront. Vouloir être écouté est une maladie haïssable.
Nous avons fait beaucoup d’erreurs dans le passé, mais ce n’est pas grave, car quand nous apprenons, nous faisons des fautes. Mais il nous faut apprendre. J’espère que le Seigneur nous parle.