

Il ajoute encore dans l’Epître à Philadelphie : « Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apoc. 3:11). Le risque de perdre la couronne existe donc vraiment ; il nous faut la retenir. « Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus » (v. 12a). Ce verset décrit combien l’édification est importante. Il faut que des colonnes portent la maison. Cette capacité de porter est très importante. Un architecte pourrait vous expliquer plus précisément quels calculs sont nécessaires pour qu’une maison tienne et qu’elle ne s’effondre pas. Pierre, Jacques et Jean étaient considérés comme des colonnes dans l’Eglise à Jérusalem (Gal. 2:9).
Une colonne toute seule ne suffit pas. Dans le temple bâti par Salomon, il y avait deux colonnes et chacune avait un nom : Jakin et Boaz. Nous avons besoin de colonnes capables de porter l’Eglise. La force des colonnes se révèle dans l’amour. Si tu n’aimes pas, tu n’es pas capable de porter. Les mères sont capables de beaucoup porter parce qu’elles aiment leurs enfants ! L’amour nous rend capables de porter.
Dans l’Eglise nous avons besoin de frères et sœurs qui soient des vainqueurs capables de porter. Nous voulons toujours être portés ; tous les enfants aiment qu’on les porte. Mon petit-fils qui a cinq ans court toujours dire à sa mère : « Porte-moi ! » Si grand et si lourd, il veut encore qu’on le porte. Doit-on toujours te porter, dans l’Eglise ? Veux-tu toujours être porté ? Ne veux-tu pas devenir plutôt une colonne capable elle-même de porter ?
Tout au moins, il nous faut grandir afin de pouvoir porter et qu’on n’ait plus besoin de nous porter. Nous n’avons pas le temps d’en parler davantage, mais les colonnes dans le temple étaient hautes et fortes ; plus le temple est grand, plus il y a besoin de colonnes. Il est important pour nous de voir cela. S’il y a des colonnes dans l’Eglise à Philadelphie, cela veut dire qu’elle est solide. J’espère que dans les Eglises en Europe, il y aura beaucoup de frères qui soient des colonnes capables de porter.
Au sommet des colonnes dans le temple, il y avait deux beaux chapiteaux d’airain, décorés d’un treillis, de festons façonnés en chaînettes, avec des lis, deux cents grenades ; ils étaient magnifiques (1 Rois 7:16-20). Parfois, l’Eglise ressemble à un treillis assez compliqué ; mais il y a des grenades pleines de vie (sans la vie, comment pourrions-nous porter quoi que ce soit ?) Les Eglises ont besoin de telles colonnes.
Une telle vie de l’Eglise est solide. Quoi qu’il arrive, elle tient. Le Seigneur n’a-t-il pas dit : « Je bâtirai mon Eglise, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle » (Mat. 16:18) ? Philadelphie tiendra. Il nous faut avoir une telle vision, de sorte que dans toutes les Eglises, en Europe, en Afrique et sur toute la terre, il y ait des colonnes. Alors l’ennemi ne pourra rien faire.