

Pierre, Jacques et Jean font partie des apôtres les plus connus. Qu'en est-il des neuf autres ? Ils n'ont pas rédigé d'épître, et la Bible ne rend pas compte de leurs activités. On pourrait penser qu'on peut renoncer à eux, mais cela serait un jugement très humain et extérieur. Pensez-vous que Barthélémy et Judas, le fils de Jacques (et non Judas Iscariot) n'ont rien apporté à l'édification de l'Eglise ? Ce n'est pas parce que nous n'apprenons rien à leur sujet qu’ils n’ont pas d’importance. L'Eglise ne sera pas bâtie par ceux qui parlent beaucoup. Par exemple, je ne suis présent que quelques jours à Stuttgart et puis je repars déjà, et d'autres accompliront ici tout le travail. Pierre n'a qu'une certaine part, car il n’est pas seul : la muraille a douze fondements. Si elle n’en avait qu'un seul, elle n’aurait pas une base ferme. Le Seigneur bâtit avec douze fondements, et cela seul est parfait.
Nous connaissons surtout Pierre, Jacques et Jean, et nous savons aussi que le Seigneur aimait particulièrement ce dernier, mais cela ne signifie pas qu'il était le seul apôtre. Peut-être que le Seigneur t'aime plus que tous les autres, mais cela ne veut pas dire que tu es tout dans l'Eglise. Il est possible que le Seigneur ait pu utiliser Pierre davantage que les autres pour certains buts, mais il n'est pas l'unique fondement. Les douze fondements dans la Nouvelle Jérusalem nous révèlent que le Seigneur ne bâtit pas avec un seul homme. Cela dénote un grand équilibre. Bien que le Seigneur ait donné aux frères une mesure différente de foi, il a quand même besoin de tous comme fondements. Pour un regard extérieur, certains des douze apôtres sont plus visibles, d'autres plus cachés. Mais une chose est sûre : tous devaient très bien connaître le Seigneur et la ville, la Nouvelle Jérusalem. Comment auraient-ils pu devenir des fondements s'ils n’avaient pas connu tout le plan de Dieu ? Le Seigneur a beaucoup œuvré en eux, de telle manière qu'ils sont restés fidèles jusqu'à la fin et sont morts en martyrs. Si seul Christ était le fondement, alors nous aurions aujourd'hui bien peu d’espérance, car en dehors du Seigneur, personne ne serait parvenu au but. En fait, le Seigneur est le fondement des douze, de Pierre et d’André, de Jacques et de Jean, de Philippe et de Barthélémy, de Thomas et de Matthieu, de Jacques et de Thaddée, de Simon et de Matthias. Le Seigneur était vraiment leur réalité et leur fondement.
Sur ces douze fondements l'édifice tient ferme, même si l'un ou l'autre de ces frères est très silencieux. Il amène peut-être plus de stabilité à la muraille que tous ceux qui parlent beaucoup. Il y a parmi nous beaucoup de frères et sœurs qui ne parlent certes pas beaucoup mais qui sont solides comme des colonnes, qui opposent une ferme résistance à l'ennemi et apportent énormément à l'édification. Nous avons besoin de tels frères et sœurs. Que le Seigneur nous ouvre les yeux !