

La vie du cinquième jour est caractérisée par une marche non selon la chair, mais selon l’Esprit. Quand des problèmes surviennent, pourquoi te sens-tu parfois si faible, en dépit du fait que tu te sois beaucoup réjoui du Seigneur à la réunion et à la maison ? D’où vient ce décalage ? N’était-ce peut-être que du théâtre, sans réalité ? Non, là n’est pas la raison, mais ta jouissance du Seigneur n’était peut-être qu’une jouissance de la vie du troisième jour. Quand on lance un bout de bois dans la mer, il ne peut pas y subsister, pas même le bois de cèdre ne peut survivre dans l’eau salée. La jouissance de la vie du troisième jour, à elle seule, n’est pas encore suffisante. Apprenons à progresser dans la vie de l’Eglise, expérimentons cette vie qui triomphe du monde. C’est l’œuvre de Dieu au cinquième jour. Tu ne peux vaincre seul. Dieu doit faire en toi son œuvre du cinquième jour, et tu peux venir à lui et lui demander : « Père, crée en moi cette vie ! Je veux avoir une vie qui triomphe du monde » et le Seigneur va le faire. Il était lui-même cette vie, il a triomphé lui-même du monde, et à présent, il veut œuvrer une telle vie en nous tous. Si nous possédons une telle vie, personne ne pourra nous contaminer si facilement.
La vie du troisième jour, en revanche – la verdure, l’herbe, et même l’arbre – est vulnérable. C’est très facile d’abîmer de la verdure, et elle sèche vite. Le Seigneur lui-même a dit que si la vie est semée et que ses racines ne trouvent pas un sol profond, la plante aura beau pousser, mais elle brûlera et sèchera dès que le soleil paraîtra et qu’il fera chaud. Même la fine fleur de farine, issue des grains de blé, est gâtée par un peu de levain. Ainsi donc, la vie du troisième jour est vite contaminée, si nous ne faisons pas attention. L’ennemi est très rusé. Les bergers dans l’Eglise doivent aider les jeunes et les nouveaux croyants à parvenir jusqu’à la vie du cinquième jour, afin que l’ennemi ne les trompe pas, et afin que nous puissions tous vivre et nager dans la mer sans être souillés par les eaux de la mort. C’est une telle vie qu’il nous faut de nos jours. Il est important que vous, les jeunes, vous compreniez les tenants et les aboutissants de tout cela, afin que vous ne soyez pas trompés en pensant qu’il suffit d’aimer le Seigneur, de le prendre comme votre pain de vie et de le boire comme votre eau de la vie. Le Seigneur approuvera cela, bien sûr, mais pour ne pas être emportés par le monde, il nous faut progresser jusqu’au cinquième jour. Chaque fois que je rends visite à ma famille aux Philippines, je me retrouve dans une « mer ». Mon frère cadet, en particulier, aimerait bien se saisir de moi. Mais d’une manière ou d’une autre, j’ai toujours réussi à m’échapper. Apprenons à vaincre le monde. Si c’était sans importance, le Seigneur n’aurait pas tant parlé du monde dans l’Evangile de Jean. Frères et sœurs, allons de l’avant et expérimentons cette vie : « Seigneur, j’aimerais triompher du monde. » De nouveau, la séparation du deuxième jour est nécessaire et il nous faut proclamer : « Je suis d’en haut, je ne suis pas de ce monde ! Mon Seigneur a vaincu le monde, et le prince de ce monde n’a rien à faire en moi. » Apprenez à prononcer de telles paroles, et même à vous en réjouir. Si nous vivons une telle vie du cinquième jour, ces paroles du Seigneur s’accompliront : « Vous êtes le sel de la terre » (Mat. 5:13). Non seulement nous triompherons du monde, mais notre entourage aussi sera guéri et préservé. Et nous serons en même temps la lumière du monde (Mat. 5:14). Au lieu d’être souillés et engloutis par le monde, au lieu de laisser notre vie mourir, nous brillerons par cette vie comme des flambeaux, là où nous serons et où nous travaillerons. N’est-ce pas merveilleux ?