

Parfois, on s’étonne qu’après plusieurs années, il y ait si peu de croissance dans la vie spirituelle. Cela vient souvent de la négligence d’avoir rejeté toute méchanceté, toute ruse, la dissimulation, l’envie et toute médisance. Comme des enfants nouveau-nés, désirons le lait spirituel et pur de la parole, afin que par lui nous croissions pour le salut. Il ne s’agit pas du salut de la perdition, mais du salut de notre âme déchue (1 :9). Ce salut consiste à être sauvé de toute impureté qui sort de notre âme. Si nous avons goûté que le Seigneur est bon, alors nourrissons-nous de la parole et approchons-nous de lui, pierre vivante (v. 4), et nous serons édifiés en une maison spirituelle (v. 5).
L’Eglise est d’une part une maison spirituelle et d’autre part un saint sacerdoce. Chacun est appelé à être actif spirituellement et à exercer la fonction de sacrificateur « afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ ». Celui-ci est la réalité de toutes les offrandes. Il est notre véritable holocauste. En nous approchant de lui dans notre vie journalière, nous l’expérimentons comme notre véritable consécration. Nous offrons alors nos corps comme un sacrifice vivant pour le servir (Rom. 12 :1). Nous apprenons à offrir sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges (Héb. 13 :15) et lorsque nous nous rassemblons, nous ne venons pas seulement pour être encouragés, mais nous venons d’abord pour adorer notre Dieu et lui montrer notre reconnaissance par Jésus-Christ. Nous ne venons pas les mains vides : « On ne paraîtra point devant l’Eternel les mains vides » (Deut. 16 :16). « Vous aurez soin de me présenter, au temps fixé, mon offrande, l’aliment de mes sacrifices consumés par le feu, et qui me sont d’une agréable odeur » (Nomb. 28 :2).