

A plusieurs reprises, dans ses Epîtres comme dans son Evangile, Jean nous encourage à garder la Parole. C'est une manière que nous avons nous, les hommes, de montrer notre amour au Seigneur. En effet, quand nous aimons quelqu'un, ce qu'il dit a de la valeur; cela compte et nous en tenons compte. L'Eglise à Philadelphie, symbole de l'Eglise victorieuse, gardait la parole : « Voici, parce que tu as peu de puissance, que tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte… » (Apoc. 3:8). Mais qu'est-ce que cela signifie ? « Garder » signifie deux choses : premièrement faire (ce qui est écrit), appliquer, mettre en pratique; et deuxièmement avoir sous sa garde, conserver précieusement, retenir fermement. Qu'il est bon de conserver précieusement la parole dans nos cœurs ! C'est alors que nous nous mettons à l'appliquer.
La parabole du semeur et de la semence illustre bien notre pro-pos. Le semeur est le Seigneur, la semence est sa parole, et les di-verses configurations du sol sont les différentes conditions du cœur de l'homme. Dans Luc 8:15, le Seigneur dit : « Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent et portent du fruit avec per-sévérance ». La bonne terre ne fait rien, elle se contente de re-cevoir la semence et de la retenir en son sein. Un tel cœur conserve précieusement la parole; il lui est fidèle et lui permet de prendre racine et de porter du fruit. Loué soit Dieu, la parole de vie recèle une puissance de vie pour mener à bien tout ce qui est révélé en elle. Gardons la Parole !