

Lorsque j’étais plus jeune, je m’étais fixé un standard de perfection dans ma présentation de la vérité divine ; j’étais déterminé à ne laisser aucun flou qui puisse amener mes auditeurs à mal comprendre la vérité ou à la distordre. Je m’efforçais de ne courir aucun risque lorsque je prêchais l’Evangile, mais je dois confesser que cet exercice comportait bien peu de valeur spirituelle. J’en suis bientôt venu à découvrir que Dieu utilise les choses faibles comme ses messagers. Il n’exige pas de nous des explications irréfutables, mais pour apporter aux hommes des éclairs de lumière, il emploie un mot ici, une phrase là. Il ne recherche pas une compréhension absolue et il n’a que faire d’un enseignement parfait ; de fait, notre désir même de perfection dans ces objets peut constituer une entrave pour lui s’il se met en travers de son objectif premier qui est de donner la vie aux âmes mortes, la manne céleste aux cœurs affamés. « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie ».