

Et quel est le résultat de ce groupe de trois Psaumes? « Eternel! je n'ai ni un coeur qui s'enfle, ni des regards hautains » (v. 1). C'est un résultat merveilleux. Aucun coeur orgueilleux ne connaît réellement le Seigneur, car Dieu résiste aux orgueilleux. Si nous sommes montés un degré après l’autre et avons mûri dans la vie au travers de beaucoup d'épreuves et de souffrances, nous ne pouvons plus être fiers. De quoi pourrions-nous être fiers? Tout vient du Seigneur! Nous ne pouvons plus nous croire si importants ou indispensables! De Psaume en Psaume, l'expérience montre que le psalmiste a remarqué que tout vient du Seigneur. C'est lui qui bâtit l'Eglise. Et ne dites pas cela d'une manière théorique, car il faut que ce soit réellement notre réalisation que seul le Seigneur bâtit l'Eglise. Sinon, nous aurons travaillé en vain. Si ce n'était pas le Seigneur qui nous avait préservés, nous aurions été depuis longtemps engloutis. Le psalmiste ne se compare pas à un héros, mais à un enfant auprès de sa mère. Préfères-tu être un frère très fort ou un enfant sevré? C'est très différent de ce que nous nous représentons! Le psalmiste avait réellement été fortifié, mais dans son être intérieur, son âme était tranquille. On ne peut pas facilement exciter un enfant qui se repose dans les bras de sa mère; il s'y sait en sécurité.
« Eternel! je n'ai ni un coeur qui s'enfle, ni des regards hautains ». Il ne dit pas cela d'une manière vaniteuse, mais il expose son coeur devant le Seigneur: « Eprouve-moi! Toi, tu sais si je suis orgueilleux ou non. » Tu dois avoir cette attitude saine dans l'Eglise.