

Nous menons notre vie chrétienne « par la foi et non par la vue » (2 Cor. 5 :7), aimant le Seigneur « sans l’avoir vu » (1 Pie. 1 :8), puis, nous faisons tous nos efforts pour joindre à notre foi l’excellence des vertus de Christ, la connaissance, la maîtrise de soi, la patience et la piété. Le Seigneur veut ensuite nous faire « abonder toujours plus dans cet amour » les uns pour les autres (1 Thess. 4 :10). Il s’agit de l’amour fraternel (philadelphie), l’amour pour les frères et sœurs dans le Seigneur. Il s’agit d’un amour différent de l’amour spontané que nous éprouvons pour certaines personnes en fonction de nos affinités. L’amour fraternel doit se développer car il concerne des personnes que nous n’avons pas choisies et pour parvenir à l’étape du véritable amour fraternel, « sans hypocrisie » (Rom. 12 :9), la grâce du Seigneur doit véritablement nous être multipliée.
L’étape de la maturité est l’amour (agape) qui n’est autre que l’amour de Dieu (1 Jean 2 :5, 10-11 ; 4 :7-8). C’est dans cet amour que Dieu a pu nous aimer alors que nous étions pécheurs et même ennemis de Dieu (Rom. 5 :8-10). Et c’est par cet amour que nous pouvons aimer même nos ennemis (Mat. 5 :44) et tous ceux qui ne connaissent pas encore le Seigneur.
Si ces choses (la foi, la vertu, la connaissance, la maîtrise de soi, la patience, la piété, l’amour fraternel et l’amour) sont en nous « et y sont avec abondance, elles ne nous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ.»