

Il s’agit de l’affliction ressentie lorsqu’on devient conscient de notre condition de pécheur, en particulier lorsqu’on conserve une attitude d’être pauvre en esprit. Comme Esaïe, on s’écrie alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures… » (Es. 6 :5). Comme Paul, on déclare : « Misérable que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? » La bonne nouvelle, c’est que la délivrance nous vient par Jésus-Christ : « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur » (Rom. 7 :24-25). Lorsque nous reconnaissons notre véritable état devant Dieu, nous sommes affligés de découvrir les domaines où nous n’exprimons pas le Seigneur. Mais cette affliction n’est pas « la tristesse du monde » qui produit la mort, mais « la tristesse selon Dieu » qui produit « une repentance à salut dont on ne se repent jamais » (2 Cor. 7 :10). Cette repentance produit non seulement une véritable consolation, mais elle nous fortifie et a pour conséquence un réel empressement à vivre pour le Seigneur : « Et voici, cette même tristesse selon Dieu, quel empressement n’a-t-elle pas produit en vous ! » (2 Cor. 7 :11).
Le Seigneur permet aussi que nous soyons parfois affligés et « excessivement accablés, au-delà de nos forces… afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu qui ressuscite les morts » (2 Cor. 1 :8-9). Nous expérimentons alors « le Dieu de toute consolation qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction. » C’est déjà aujourd’hui, avant le royaume des mille ans, que nous expérimentons cette consolation qui nous fortifie.