

Alors que des pharisiens étaient encore présents, des disciples de Jean vinrent vers Jésus et lui posèrent cette question : « Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ? Jésus leur répondit : Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux ? » Jean-Baptiste avait reconnu que Jésus était venu en tant qu’époux et il s’était réjoui en sa présence (cf. Jean 3 :29). Toutefois, Jean-Baptiste avait encore gardé des disciples autour de lui, en conservant le même message de repentance et d’humiliation. En revanche, les disciples du Seigneur ne pouvaient mener deuil car ils se réjouissaient de la présence de l’époux ! Le Seigneur n’impliquait pas par là que le temps du jeûne était révolu, car il y a en effet des occasions où le jeûne a sa place en lien avec la prière et la recherche de la volonté de Dieu. Ce que le Seigneur laisse entendre ici, c’est que le système judaïque a vieilli et que les disciples de Jean-Baptiste en font encore partie, alors qu’il est venu apporter la grâce liée à la nouvelle alliance. Comme un morceau d’étoffe toute neuve ne peut raccommoder un tissu usé, ainsi la vérité de la nouvelle alliance ne peut être associée aux anciennes formes cérémonielles de la loi mosaïque.
On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres. En raison de son élasticité, la peau des animaux était utilisée pour stocker du vin pendant la fermentation. Au cours de ce processus, la pression intérieure augmentait et tendait la peau. Une peau qui avait été déjà tendue manquait d’élasticité et pouvait se déchirer ; ce qui illustrait le fait que les formes des anciens rituels ne correspondaient plus au vin nouveau de la nouvelle alliance.