

Jacques était le demi-frère de Jésus, fils de Marie (Marc 6 :3). Il avait d’abord rejeté l’idée que Jésus puisse être le Messie (Jean 7 :5), mais par la suite le Seigneur lui était apparu, après sa résurrection (1 Cor. 15 :7) et il l’avait reconnu comme Messie et Seigneur et s’était déclaré lui-même « serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ » (Jacq. 1 :1). Il était devenu l’un des principaux responsables de l’Eglise à Jérusalem (Actes 12 :17 ; 15 :13), une des colonnes avec Céphas et Jean (Gal. 2 :9). Il était connu sous le nom de Jacques le Juste et mourut en martyr vers 62 apr. J.-C.
Son Epître s’adresse aux Juifs ayant reconnu Jésus comme le Christ et étant dispersés dans plusieurs pays, pour des raisons économiques, au temps de l’Empire romain où le réseau de communications favorisait le commerce, les échanges et les déplacements. Certains de ces Juifs messianiques, « dans la dispersion » (1 :1), s’étaient enrichis alors que d’autres n’avaient pas eu le même succès professionnel. Jacques met en garde les riches !
Parfois, certaines Epîtres ont des points difficiles à comprendre. L’Epître de Jacques est facile à comprendre, mais mettons-nous en pratique ce qui y est dit ? Paul met l’accent sur la justification par la foi – sans les œuvres, alors que Jacques met l’accent sur les œuvres qui doivent confirmer la foi. Jacques ne suit pas une ligne logique comme le fait Paul dans l’Epître aux Romains, mais il sort de « sa boîte à trésors » des « perles » de sagesse et des « pierres précieuses » de toutes sortes que nous devons chérir et mettre en pratique dans notre vie journalière.