

Jacques s’adresse ensuite aux riches qui forment des plans afin de gagner plus d’argent. Le problème ne consiste pas à former des plans pour l’avenir ou à prévoir d’avoir suffisamment de ressources pour vivre, mais le problème est d’oublier que nous ne savons pas ce qui arrivera demain. Notre vie n’est qu’une vapeur « qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît. » Apprenons à dire : « Si Dieu le veut, nous vivrons, et nous ferons ceci ou cela. » Souvenons-nous de ce que nous avons entendu. Le péché ne consiste pas seulement à faire ce que nous ne devrions pas faire, mais c’est aussi ne pas faire ce que nous devrions faire : « Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché ! »
Jacques met en garde les riches qui ont amassé des trésors et vécu dans les voluptés, mettant leur confiance dans leurs richesses « pourries » et leurs vêtements « rongés par les teignes. »
Il prend ensuite l’exemple du laboureur qui a besoin de patience : il doit préparer la terre, semer, compter sur les premières pluies (en automne, en Israël), puis attendre les pluies de l’arrière-saison (au printemps) et enfin moissonner, une fois que le grain est mûr. Jacques dit aux croyants : « Vous aussi, soyez patients… Le juge est à la porte. » L’accent est mis non pas sur la proximité dans le temps. Le Seigneur a averti dans Matthieu 24 et 25 qu’il n’allait pas revenir prochainement, mais plutôt qu’il allait tarder à venir : « Mon maître tarde à venir… comme l’Epoux tardait… longtemps après. » Le Seigneur est « proche », avant tout dans sa proximité : « à la porte. » La vraie fidélité est testée si on continue à le servir fidèlement, même s’il retarde sa venue, tout en étant prêts à ce qu’il nous rappelle d’un moment à l’autre !