

Certains, en particulier ceux qui mettent les œuvres caritatives au-dessus de la foi en Jésus-Christ, aimeraient bien dire à des chrétiens : « Toi, tu as la foi, et moi j’ai les œuvres », en d’autres mots : « Tu lis la Bible, mais moi je préfère accomplir des actes pratiques envers les gens dans le besoin. » Mais Jacques dit en quelque sorte : « Ce n’est pas l’un ou l’autre, mais les deux – la foi doit être justifiée, démontrée par des actes ». Croire qu’il y a un seul Dieu ne suffit pas car « les démons le croient aussi, et ils tremblent. »
Pour illustrer ce qu’il veut dire, Jacques prend ensuite deux exemples : celui d’Abraham et celui de Rahab. Il est évident qu’Abraham a été justifié par la foi (Gen. 15 :6), mais ce que Jacques souligne, c’est qu’il a aussi été justifié par un acte de foi, en étant prêt à lui offrir Isaac. Dieu a alors pu lui dire : « Je sais maintenant que tu crains Dieu » (Gen. 22 :12). Sa foi n’était pas « morte », mais « la foi agissait avec ses œuvres. » Ce que Jacques dit, c’est « que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement. » Il prend ensuite l’exemple de Rahab la prostituée qui ne s’est pas bornée à reconnaître que le Dieu d’Israël était le vrai Dieu, mais sa foi était agissante et a produit un acte : elle a reçu les messagers et les a fait partir par un autre chemin.
L’accent mis par Jacques ne contredit pas ce que dit Paul. Il souligne un autre aspect complémentaire. Ephésiens 2 : 8-10 résume ces deux aspects : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés… Ce n’est point par les œuvres… Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. »