

Pierre cherchait à éveiller par des avertissements la saine intelligence des croyants afin qu’ils ne soient pas contaminés par les moqueries de ceux qui remettaient en doute l’avènement du Seigneur. Les moqueurs marchaient « selon leurs propres convoitises ». Ils s’appuyaient non pas sur les Ecritures, mais sur leurs propres préférences et leur manière naturelle de considérer les choses. Ils suggéraient que rien n’avait changé, que l’univers fonctionne selon des principes qui évoluent, mais qu’il ne faut pas s’attendre à un jugement à venir.
Ils voulaient « ignorer » que par la parole de Dieu des cieux et une terre ont été créés et que par l’eau du déluge le monde du temps de Noé a été submergé. Aujourd’hui, par la même parole les cieux et la terre sont préservés, mais uniquement jusqu’au jour du jugement où « les cieux passeront avec fracas et les éléments embrasés se dissoudront. » Cela marquera alors « la ruine des hommes impies », en particulier des moqueurs et faux enseignants.
Les cieux et la terre d’aujourd’hui sont gardés « pour le feu », au jour du jugement. Au cœur de la terre se trouve un noyau de feu liquide, bouillant et flamboyant, dont la température avoisine 6870 degrés Celsius. La race humaine est séparée du cœur brûlant de la terre par une fine croûte d’une épaisseur de 10 km. Ainsi, la terre pourrait s’embraser facilement. Ce n’est pas l’homme qui, par sa bêtise et son orgueil, déclenchera un tel cataclysme, mais le Dieu vivant au jour du jugement, au moment qu’il aura choisi, avant de créer « de nouveaux cieux et une nouvelle terre. »