

Quelle bénédiction pour nous, que Jésus ne se soit pas arrêté à Capernaüm mais qu’il soit allé « ailleurs », jusqu’à chacun de nous finalement ! Pourtant ses disciples et la foule voulaient le retenir. Leur attitude était naturellement égoïste. Ils voulaient le Seigneur pour eux-mêmes, refaire une nouvelle fois les mêmes expériences avec leur maître, après une première journée riche en miracles. Ils ne réalisaient pas que le Seigneur avait une mission bien plus grande du Père, qu’il désirait dès ce moment faire partager à d’autres les grâces divines. C’était un sentiment semblable qui a animé Pierre dans Matthieu 16 lorsqu’il lui a dit de ne pas aller à la croix. Et quelle réponse sévère et sans appel de notre Seigneur : « Arrière de moi, Satan ! » (Mat. 16:23). Quand quelqu’un, même de ses plus proches, remettait en question son obéissance au Père, il n’hésitait pas à se montrer très sévère.
Nous remettons souvent en cause la volonté du Père et notre consécration à cause de circonstances, comme « la nuit sombre » (Marc 1:35), ou en raison des amis ou de nos enfants qui nous retiennent. D’autres fois nous sommes comme ces disciples et la foule et voulons retenir le Seigneur pour vivre encore une fois les mêmes choses avec lui. Mais le Seigneur a bien plus pour nous. Que d’expériences ont vécu les disciples en « allant ailleurs » à la suite de Jésus ! Regardons à lui et laissons-nous remplir par son Esprit ; nous serons alors prêts à suivre le Seigneur « ailleurs », c’est-à-dire à nous laisser conduire dans de nouvelles expériences. Cela vaut beaucoup mieux que de retenir le Seigneur dans les expériences et bénédictions du passé.