

Le passage de la mer Rouge
D’après 1 Corinthiens 10:2, la traversée de la mer Rouge est une autre figure du baptême. Les enfants d’Israël se trouvaient en Egypte, esclaves de Pharaon. L’Egypte est une image du monde et Pharaon une figure de Satan, le prince de ce monde (Jean 16:11).
Dieu envoya Moïse et Aaron auprès de Pharaon afin qu’ils lui déclarent: « Laisse aller mon peuple, pour qu’il célèbre au désert une fête en mon honneur » (Ex. 5:1). Mais celui-ci répondit: « Qui est l’Eternel pour que j’obéisse à sa voix, en laissant aller Israël? Je ne connais point l’Eternel, et je ne laisserai point aller Israël. » (v. 2). Avant de nous décider à suivre Jésus, beaucoup d’entre nous ont pensé: « Qui est Jésus? Je ne le connais pas! Je ne le suivrai pas! » Puisque Pharaon endurcit son cœur, Dieu dut envoyer des plaies et Pharaon finit par accepter de laisser le peuple d’Israël offrir des sacrifices à Dieu. Mais il déclara: « Allez, offrez des sacrifices à votre Dieu dans le pays » (Ex. 8:21). Satan nous fait le même genre de suggestions. Il insiste pour que nous restions « dans le pays », c’est-à-dire dans le monde. Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens sont toujours « dans le monde » et leur marche ne diffère pas beaucoup de celle des incroyants!
Moïse et Aaron n’acceptèrent pas les compromis de Pharaon. Celui-ci changea alors sa proposition et leur permit d’aller dans le désert offrir des sacrifices à l’Eternel, mais il ajouta « seulement, vous ne vous éloignerez pas, en y allant » (Ex. 8:24). Satan fait la même proposition à tous les croyants. Il suggère: « Lisez la Bible, allez aux réunions, seulement ne vous engagez pas trop! » Cependant, écoutons plutôt ce que le Seigneur déclare aux chrétiens tièdes: « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche » (Apoc. 3:16). Le Seigneur ne s’est pas donné à moitié pour nous, mais il s’est livré jusqu’à la mort afin de nous sauver de la perdition! Comment allons-nous lui montrer notre reconnaissance? En faisant des compromis ou en nous donnant entièrement à lui?
Pharaon endurcit à nouveau son cœur et Dieu dut envoyer de nouvelles plaies! Aujourd’hui, si nous entendons la voix du Seigneur, n’endurcissons pas nos cœurs (Héb. 3:15), mais ouvrons-lui plutôt la porte de notre cœur et laissons-le devenir le Seigneur de notre vie. C’est ainsi que nous serons vraiment heureux et que nous festoierons avec lui (Apoc. 3:20).
Pharaon fit appeler Moïse et Aaron et leur dit qu’ils pouvaient aller servir l’Eternel, mais qu’ils devaient laisser en Egypte leurs enfants, leurs vieillards et leurs troupeaux (Ex. 10:8-11). Or, Moïse et Aaron ne se laissèrent pas fléchir et Dieu dut envoyer de nouvelles plaies. Pharaon proposa alors un ultime compromis et déclara: « Il n’y aura que vos brebis et vos bœufs qui resteront, et vos enfants pourront aller avec vous » (Ex. 10:24). Satan sait que là où est notre trésor, là aussi est notre cœur (cf. Mat. 6:21). Cependant, Moïse déclara sans aucun compromis: « Nos troupeaux iront avec nous, et il ne restera pas un ongle » (Ex. 10:26). Dieu dut envoyer la dernière plaie; Pharaon finit par céder et dit: « Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, vous et les enfants d’Israël, allez, servez l’Eternel, comme vous l’avez dit: prenez vos brebis et vos bœufs comme vous l’avez dit » (Ex. 12:31-32).
Mais quand le peuple fut parti à la hâte, Pharaon changea d’avis et regretta de les avoir laissés partir. Il les poursuivit avec des chars et des cavaliers. Même si nous avons décidé de nous donner entièrement au Seigneur et de le suivre, Satan mettra tout en oeuvre pour nous poursuivre et nous ramener dans le monde. Pharaon poursuivit Israël jusqu’à la mer Rouge, mais l’Eternel mit la mer à sec et les enfants d’Israël entrèrent au milieu de la mer. Les Egyptiens les poursuivirent, mais les eaux se refermèrent sur Pharaon, sur ses chars et ses cavaliers, et Dieu fit éclater sa gloire (Ex. 14:5, 22, 23-31).