Après avoir vu très clairement le dessein de Dieu dans les premiers Psaumes, et aussi par quel chemin ce dessein est accompli en Christ, il nous faut apprendre à présent à prendre ce merveilleux Christ jour après jour comme notre offrande universelle. Dans le sacerdoce de l’Ancien Testament, nous voyons combien les sacrificateurs étaient sans cesse occupés aux différentes offrandes. Pour pouvoir servir Dieu, ils devaient apprendre comment gérer correctement les offrandes. Aussi voyons-nous dans ces deux Psaumes cette révélation principale : Christ, l’offrande parfaite.
David connaissait le Seigneur et il était déjà au clair, à cette époque de l’Ancien Testament, sur le fait que ces offrandes d’animaux et leur sang répandu ne pouvaient ôter le péché, et qu’elles ne pouvaient donc pas vraiment satisfaire Dieu. Tous ces animaux offerts en sacrifice n’étaient que des types de Jésus-Christ, qui est la réalité de toutes ces offrandes. A son époque déjà, David avait parlé de la grâce et de la vérité, qui sont venues chez les hommes par Jésus-Christ. Il savait que le sang des animaux offerts en sacrifice ne pourrait satisfaire Dieu. Voilà pourquoi l’auteur de l’Epître aux Hébreux aussi a cité des versets du Psaume 40 lorsqu’il écrivait au sujet du véritable Agneau Jésus-Christ, qui est agréable au Père : « Car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps ; tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi), il dit ensuite : voici, je viens pour faire ta volonté. Il supprime ainsi la première chose pour établir la seconde. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes » (Héb. 10 :4-10). Comme toutes ces offrandes concernent la volonté de Dieu et l’accomplissement de son dessein avec l’humanité, il nous faut louer le Seigneur d’avoir offert son corps comme la réalité de tous ces sacrifices et d’avoir ainsi entièrement accompli la volonté de son Père.