De David. Cantique.
1. Heureux celui à qui la transgression est remise, à qui le péché est pardonné !
2. Heureux l’homme à qui l’Eternel n’impute pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude !
3. Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ;
4. Car nuit et jour ta main s’appesantissait sur moi, ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. – Pause.
5. Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité ; j’ai dit : J’avouerai mes transgressions (ou : ma rébellion) à l’Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. – Pause.
6. Qu’ainsi tout homme pieux te prie au temps convenable ! Si de grandes eaux débordent, elles ne l’atteindront nullement.
7. Tu es un asile pour moi, tu me garantis de la détresse, tu m’entoures de chants de délivrance. – Pause.
8. Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi.
9. Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence ; on les bride avec un frein et un mors, dont on les pare, afin qu’ils ne s’approchent point de toi.
10. Beaucoup de douleurs sont la part du méchant, mais celui qui se confie en l’Eternel est environné de sa grâce.
11. Justes, réjouissez-vous en l’Eternel et soyez dans l’allégresse ! Poussez des cris de joie, vous tous qui êtes droits de cœur !
Déjà ici, dans le Psaume 32, environ 1000 ans avant Jésus-Christ, le prophète David a annoncé ce que Paul écrirait dans l’Epître aux Romains et ce que Luther a redécouvert il y a à peu près 400 ans, c’est-à-dire la justification par la foi : le fait que l’homme est justifié et qu’il reçoit le pardon des péchés sans les œuvres de la loi, mais par la seule foi en Jésus-Christ, le Seigneur. Ce Psaume est un cantique (hébreu : maskil) de David : un maskil signifie une instruction. L’homme a besoin d’être instruit par Dieu. Si nous rejetons l’enseignement de Dieu, nous ne pourrons plus être sauvés. C’est pourquoi nous devons tous nous humilier devant Dieu et recevoir son enseignement plein d’amour, car il sert à nous montrer de quelle manière il nous faut vivre aujourd’hui.
« Heureux celui à qui la transgression est remise, à qui le péché est pardonné ! Heureux l’homme à qui l’Eternel n’impute pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude ! » (v. 1-2). Que c’est merveilleux ! Est-ce que vous réalisez que Paul, au chapitre 4 de l’Epître aux Romains, a cité le Psaume 32 par rapport à la justification par la foi : « Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due ; et à celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice. De même David exprime le bonheur de l’homme à qui Dieu impute la justice sans les œuvres : Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés sont couverts ! Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! Ce bonheur n’est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis ? Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham » (Rom. 4:4-9).
Paul, l’auteur de l’Epître aux Romains, a découvert dans le Psaume 32 le mystère de l’Evangile ! Et quel est ce mystère de l’Evangile ? C’est que l’homme est sauvé et justifié par Dieu, sans le concours des œuvres de la loi.