

L’expression « sans rien faire », en grec argos, permet d’apporter un éclairage pertinent sur la doctrine de Paul à propos de la délivrance du péché, car elle forme la racine du terme qu’il utilise dans Romains 6 : 6 où il écrit que le corps du péché a été « ôté », c’est-à-dire « réduit à l’impuissance », « mis hors d’action », par la croix. Le péché, le maître ancien, sévit toujours, mais en Christ l’esclave qui le servait a été mis à mort et le péché ne peut plus atteindre l’esclave, ses membres ne sont pas utilisés. La main du joueur n’est pas employée, la langue du blasphémateur non plus, et ses membres sont désormais disponibles pour servir Dieu comme « instruments de justice ». Ceci étant, pouvoir répondre à la question du Seigneur : « C’est que personne ne nous a loués », est une invitation à ce qu’il nous emploie dans le service le plus gratifiant qui soit. « Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable ».