

Le chapitre 49 de la Genèse nous dépeint Jacob sous les traits d’un prophète. Ayant une réelle compréhension du cœur de Dieu, celui-ci put prononcer sa magnifique prophétie. Mais le verset mentionné ci-dessus, qui se trouve au beau milieu du passage, n’a rien d’une prophétie ; il s’agit plutôt d’un soupir de Jacob lui-même.
Car à la joie et au bien que procuraient ces prophéties se joignaient la tristesse et le pressentiment que des péchés seraient commis ; en effet, ce soupir survient sitôt après que Jacob eut été obligé de dresser un tableau très sombre de Dan comme un serpent sur le chemin. C’est à ce moment unique que Jacob a levé le voile sur lui-même. Levant les yeux vers le ciel, il a révélé ce qu’il était, lui, le prophète. Il est relativement facile de prêcher, mais quand quelqu’un prêche, nous savons si Dieu est son maître ou non. L’ancien Jacob, qui parvenait toujours à tirer profit des gens, aurait commencé à échafauder un système pour négocier avec Dieu ; mais ce temps était révolu. Jacob avait appris à connaître Dieu. « J’espère en ton secours, ô Eternel ! »