

Si nous nous lassons de relire et d'entendre la Parole, nous sommes dans la sphère de la connaissance et non dans la sphère de l'esprit. Quand on est dans la sphère de la vie, on ne se lasse jamais, car toute la Parole est insondable, extraordinaire et magnifique.
L'Epître aux Ephésiens est d'une richesse glorieuse. Le Seigneur nous a donné là une Epître courte dans laquelle il a condensé tout ce qui est dans son cœur. S'il avait peu de temps pour nous parler, il nous dirait sans doute en premier lieu ce qui est écrit dans ces six chapitres.
Le chapitre 1 commence par « Béni soit Dieu ». Souvent, nous ne bénissons pas assez ; nous nous lamentons et nous gémissons et cela surtout parce que nous sommes aveugles. Malgré toutes nos difficultés bien réelles et que nous ne pouvons pas nier, nous avons cependant été bénis de toutes les bénédictions spirituelles. Un chrétien est une personne qui a tout reçu, c'est extraordinaire ! Si nous passons beaucoup de temps à prier les uns pour les autres, comme Paul le faisait pour les saints de toutes les Eglises, nous verrons beaucoup mieux toutes ces bénédictions.
Nous avons une espérance et un héritage : toute la plénitude du Seigneur. Cette plénitude est en chacun de nous, dans notre esprit. Toutes ces bénédictions sont exprimées dans l'Eglise, le Corps de Christ, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. Ceux qui pensent qu'ils n'ont pas besoin des réunions sont aveugles : seul, chacun de nous ne peut connaître et exprimer qu'un petit aspect du Seigneur. Nous avons besoin de tous les membres pour expérimenter les diverses dimensions de Christ.
Le Corps a aussi une Tête. L'Eglise est au milieu de cet âge rebelle un peuple qui accepte d'être soumis à Christ. Lorsque je me soumets à Christ qui est la Tête, le Corps est exprimé pratiquement sur cette terre.
Le chapitre 2 nous montre que nous étions morts, et emportés par le train du monde vers la perdition. Gloire à Dieu, qui nous a délivrés de cette rébellion ! La vie du Seigneur nous permet d’avancer à contre-courant. Par le salut du Seigneur, nous n'avons pas seulement été sauvés de la perdition, mais les murs de séparation ont été détruits, pour que nous devenions tous ensemble le nouvel homme. L'humanité est déchue, mais le Seigneur a accompli un salut extraordinaire pour nous réunir en un seul Corps.
Nous sommes devenus membres de la famille de Dieu. Les Juifs et les païens se méprisaient réciproquement ; maintenant, par le salut du Seigneur, les uns et les autres sont des membres d’une même famille ! Lorsque nous rencontrons d'autres chrétiens, nous devons être pleins de joie : nous appartenons à la même famille. La fin du chapitre 2 nous montre l'Eglise, qui est la maison de Dieu. Nous sommes des pierres vivantes, pas pour être exposés dans un musée, mais pour être édifiés en un temple saint. L'avenir de l'Eglise n'est pas de se désagréger, mais de s'élever comme un temple saint. Au milieu de toute la corruption du monde, s'élève par l’œuvre du Saint-Esprit et son approvisionnement la maison de Dieu.